28 avril 2009
Au lendemain de l'annonce par le gouvernement que le Parlement allait légiférer sur le travail du dimanche d'ici l'été, nous avons interrogé Marc Le Fur, député UMP des Côtes-d'Armor et vice-président de l'Assemblée nationale.
Vous avez mené la fronde contre le travail du dimanche, poursuivez-vous le combat après la nouvelle proposition de Brice Hortefeuxde déposer un nouveau projet de loi?
«Le combat de notre groupe d'une cinquantaine de députés de la majorité présidentielle semble avoir porté ses fruits. Les premières propositions en juillet dernier portaient sur la création de zones où les magasins auraient pu ouvrir 52 dimanches sur 52. A l'automne, le compromis présenté constituait déjà une sacrée évolution en renonçant à l'extension des zones. Aujourd'hui, en dehors de ces grandes villes, les possibilités d'ouvertures le dimanche passent de huit à cinq. Je ne connais pas encore le détail du texte, je rencontrerai le ministre du Travail demain. Si nous obtenons ces garanties, nous n'aurons plus de raison de nous opposer à la nouvelle proposition de loi. Elle légalise ce qui existe déjà dans les zones commerciales existantes des grandes villes comme Paris, Marseille ou Lille. Par ailleurs, concernant les zones touristiques, le débat est très parisien. Rien ne va changer en Bretagne où il existe déjà beaucoup de dérogations en été sur le littoral».
«C'est de la provocation pure et simple. L'ouverture des commerces le dimanche bénéficiera avant tout aux grandes surfaces et sera au final nuisible à l'emploi», a protesté hier Bernard Thibault secrétaire général de la CGT. Pour François Chérèque (CFDT), cette initiative est «hors sujet».
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