24 avril 2009
Le mouvement des techniciens de France Télécom, en grève depuis mardi à Quimper, et qui s'est étendu dans d'autres villes de la région mercredi, ne faiblit pas. Hier, une quarantaine de salariés, venus de Brest, Lorient ou encore Vannes, se sont rassemblés sur le site de Quimper. Ils se sont d'abord rendus aux bureaux de la direction régionale, «mais le directeur n'est pas venu comme c'était prévu», regrette YvesTuaillon, délégué du personnel du syndicat Sud. Ils ont ensuite organisé un pique-nique avant de voter la reconduction du mouvement aujourd'hui.
46 suppressions d'emplois dont six à Quimper
Les grévistes protestent contre la suppression de 46 emplois techniques «d'ici cinq à six mois» sur les 266 que comptent les unités d'intervention de Bretagne. À Quimper, six postes sur 34 sont menacés. Une décision que les manifestants ne comprennent pas: «La direction a pour objectif d'améliorer la satisfaction du client. Avec du personnel en moins, nous ne voyons pas comment elle va faire». Pour les syndicats, l'argument de la baisse conjoncturelle de l'activité n'est qu'un «prétexte». «Ils veulent que France Télécom devienne une société de service, se servir de la sous-traitance pour se dégager de la partie technique, qui coûte chère», dénonce Jacques Péron, autre délégué du personnel Sud. Pour autant, il ne s'agit pas de licenciements bruts. Les salariés concernés seront transférés vers d'autres secteurs d'activités de l'entreprise. Une nouvelle assemblée généraleest prévue aujourd'hui pour décider de la suite du mouvement avec comme revendicationle retrait pur et simple du projet.
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