24 avril 2009
Les salariés d'Asteel craignent toujours la mise en place d'un nouveau plan social. Hier, ils ont manifesté à Quimper pour dire leurs craintes. Ils attendent leur comité d'entreprise extraordinaire.
«Oui, nous avons peur». C'est ainsi que Christian Le Floch, secrétaire du comité d'entreprise d'Asteel, résumait la situation, hier après-midi. Dans la matinée, une soixantaine de salariés de cette entreprise d'électronique de Lannugat ont manifesté devant la préfecture de Quimper. Parmi les 200 manifestants, les salariés d'Asteel étaient venus en nombre. Car s'ils étaient en première ligne, «c'est en raison des craintes d'un nouveau plan social», poursuivait, hier, Christian Le Floch.
Une épée de Damoclès
Des craintes déjà clairement exprimées fin 2008 (Le Télégramme du 8octobre 2008). À l'époque, les salariés redoutaient que se poursuive le plan social qui avait été décidé en février2008 (Le Télégramme du 26février). À l'époque, 42salariés étaient concernés par cette mesure. Finalement, ils ont été une quinzaine à partir. Les autres emplois «ont été sauvés», disait alors Christian Le Floch. Mais en octobre2008, ce dernier redoutait encore qu'une vingtaine de salariés soit de nouveau concernée par un plan social, «pour arriver globalement à la quarantainequi avait été décidée en février2008». L'ombre du premier plan social était restée comme une épée de Damoclès.
Attente d'un CE extraordinaire
Hier, Christian Le Floch se disait encore «plus inquiet» qu'en octobre dernier. Un comité d'entreprise extraordinaire doit être organisé dans les jours qui viennent, «les lettres de convocation devaient partir ce matin (NDLR: hier), mais l'envoi a été repoussé», expliquait-il. En attendant, «nous n'en savons pas plus mais nous craignons le pire», poursuivait-il. Déjà , «les salariés sont au chômage deux jours par semaine; le lundi et le vendredi». Tout en restant prudent, Christian Le Floch estimait, hier, «qu'un nouveau plan social se prépare». Il disait même «qu'il pourrait concerner 40 ou 50 personnes».
Avenir du site?
Dès lors, le secrétaire du comité d'entreprise se dit aussi «particulièrement inquiet pour l'avenir du site». Il reconnaît que «la direction nous a toujours assuré qu'elle voulait garder le site de Douarnenez, mais...». Actuellement, il compte environ 130 salariés. Une question se posepour lui : le site sera-t-il toujours capable de répondre à des commandes si l'effectif passe sous la barre des 100 salariés?
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