23 avril 2009
Gériatre au centre Barr Héol, le DrBernard Terrien interviendra cet après-midi, lors du colloque organisé sur le thème des «Familles, actricesdans l'accompagnement du vieillissement de leurs parents».
La maladie d'Alzheimer, c'est quoi exactement?
Il s'agit d'une maladie neurodégénérative. Lorsque les cellules, ou neurones, du cerveau sont touchées, cela entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions mentales. En 1906, Aloïs Alzheimer, médecin psychiatre et neuropathologiste allemand, décrivit pour la première fois les altérations anatomiques observées sur le cerveau d'une patiente de 51ans. Atteinte de démence, elle présentait également des hallucinations et des troubles de l'orientation. Quelques années plus tard, c'est le psychiatre Emil Kraepelin qui proposa que la maladie porte le nom d'Alzheimer, du nom de son découvreur.
Dans l'état actuel de la recherche, connaît-on les causes de cette maladie?
Les causes exactes en sont encore inconnues, mais on suppose que des facteurs environnementaux et génétiques y contribuent. En un siècle, l'espérance de vie a progressé de 25années. Même si elle atteint parfois des patients jeunes, elle touche préférentiellement les sujets âgés, et plus les femmes que les hommes.
Quels symptômes permettent de déceler un malade atteint de la maladie d'Alzheimer?
Le premier symptôme est la perte du souvenir des événements récents (amnésie). Elle se manifeste initialement par des distractions mineures qui s'accentuent progressivement avec la progression de la maladie, tandis que les souvenirs plus anciens sont relativement préservés. Par la suite, les déficits cognitifs s'étendent aux domaines du langage, de l'organisation des mouvements, de la reconnaissance visuelle et des fonctions exécutives (telles que la prise de décision et la planification).
Peut-on aujourd'hui guérir cette maladie?
Actuellement, il n'existe aucun traitement guérissant la maladie d'Alzheimer, ni même permettant de stopper son évolution. Quelques médicaments peuvent au moins apparemment retarder l'évolution de la maladie en atténuant les pertes de mémoire, du langage et du raisonnement. Ces médicaments ne sont pas permanents, ni toujours efficaces. Il existe un autre type de traitement, non médicamenteux, à savoir une rééducation: certains cours permettent au malade et à ses proches de vivre au quotidien avec la maladie, tandis que d'autres réhabituent le malade à vivre de manière autonome. Les thérapies occupationnelles, visant à stimuler l'attention des malades, ont également une certaine efficacité.
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