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Lundi de la santé. Fausses couches à répétition

23 avril 2009

Les fausses couches sont fréquentes et concernent 25 à 50% des femmes. Mais ce Lundi de la santé va s'intéresser au 1% qui vit cette épreuve deux à trois fois, voire davantage.

Les Drs Elisabeth Pasquier (à gauche), du service de médecine interne et Caroline Bohec, gynécologue à l'hôpital Morvan, parleront de l'étude en cours.

«Chaque fausse couche, même précoce, est vécue comme la perte d'un enfant, par les couples. Ce n'est pas un problème de fertilité et, bien souvent, les femmes sont facilement enceintes mais les fausses couches inexpliquées se succèdent, jusqu'à en vivre trois dans une même année», expliquent les Drs Elisabeth Pasquier, du service de médecine interne 1 de l'hôpital de La Cavale-Blanche et Caroline Bohec, gynécologue obstétricienne à l'hôpital Morvan. Toutes deux vont animer le Lundi de la santé consacré à ce sujet. Àpartir de deux ou trois fausses couches consécutives, en fonction de l'âge de la patiente et de son anxiété, un bilan est proposé.

Une étude en cours

Une malformation de l'utérus est recherchée ou encore des anomalies chromosomiques chez le couple. Enfin, une analyse sanguine est aussi réalisée. Dans un cas sur deux, ce bilan permet de trouver une explication. Mais, pour 50% des femmes, le problème reste entier. Certaines poursuivent leur quête jusqu'à totaliser une quinzaine de fausses couches. Depuis 2003, ce thème est devenu un sujet de recherche original dans le Finistère, au sein d'un réseau regroupant gynécologues hospitaliers et libéraux. Une première étude s'intéresse aux facteurs de risque; une seconde, qui a débuté en mars2007, vise à établir l'intérêt ou pas du traitement anticoagulant qui est administré à ces femmes victimes de fausses couches à répétition inexpliquées. «Nous avons inclus 80 femmes, à ce jour, dans notre étude sur l'utilité du traitement. Si tous les centres avaient fonctionné comme ceux du Finistère, nous aurions déjà nos600 femmes pour boucler l'étude. Mais peu de gynécologues des autres centres de l'Hexagone ont joué le jeu, pour l'instant».

Tester un anticoagulant

Les femmes qui entrent dans ce cadre d'étude sont particulièrement entourées. La moitié reçoit le traitement: une héparine par injection; l'autre partie un placebo. À la fin de l'étude, il sera possible de conclure à l'utilité ou pas de ce traitement. «Le cocooning que nous offrons à ces femmes intégrées dans l'étude est très important; elles sont suivies de près, peuvent appeler à tout moment, elles sont écoutées. Cela contraste avec la pratique actuelle liée à la pénurie de spécialistes. La fausse couche est banalisée. Souvent, les femmenous disent qu'elles n'osaient plus en parler à leur médecin».

Les femmes intéressées par cette étude peuvent contacter le Dr Pasquier, aux 02.98.14.50.01 ou 06.68.47.13.77.



Pratique
Conférence des Lundis de la santé, le 27avril, de 18h30 à 20h, faculté de droit, amphi 500 et 600, 12,rue de Kergoat. Traduction en langue des signes. Tél. 02.98.00.84.80. www.forumsantebrest.net

  • Catherine Le Guen

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