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Gestel

Sirènes. Un rôle d'alerte parfois méconnu

21 avril 2009

Les sirènes sont installées sur les églises, les ateliers municipaux, les centres de secours, les gendarmeries, les tours, les stades, les châteaux d'eau, comme à Gestel.

Ils sont nombreux à ne plus se poser la question quand les sirènes se mettent en branle. Certains vérifient l'heure, d'autres s'étonnent d'être déjà rendus à cette date. Le premier mercredi du mois, à midi, sa mise en marche est tout simplement une vérification de son bon fonctionnement. Mais si la sirène venait à résonner un autre jour ou à une autre heure? On imagine très bien les gens s'étonner, penser que la sirène est en dérangement, et pourtant...

Alerte

La sirène fait partie du réseau national d'alerte, constitué d'environ 4.500 sirènes, dont 43 dans le Morbihan. Héritage de la Seconde Guerre mondiale, ces alarmes étaient conçues, à l'origine, pour alerter la population d'une attaque aérienne. De nos jours, sa mise en fonctionnement en dehors des jours d'essais est le signe pour alerter la population d'un danger immédiat, militaire ou terroriste, aussi bien technologique (nuage toxique...) que naturel (tempête...) Le signal doit permettre à chacun, de jour comme de nuit, de prendre immédiatement les mesures de protection et de sauvegarde appropriées. Le signal, identique dans toute la France, se compose de trois coups de sirène d'une minute chacun, d'un ton modulé montant et descendant, séparés par un silence de cinq secondes. Il ne peut être confondu avec le signal d'une minute seulement, diffusé à midi, le premier mercredi de chaque mois.

Que faire?

Le confinement ou la mise à l'abri est la protection immédiate la plus efficace, en attendant, dans les meilleures conditions possibles, l'arrivée des secours. «Restez chez vous ou entrez dans le bâtiment le plus proche, en bouchant soigneusement les portes, fenêtres et aérations. Arrêtez climatisation, chauffage, ventilation. Mettez-vous à l'écoute de la radio ou regardez la télévision», expliquent les sapeurs-pompiers. La fin de l'alerte est annoncée par un signal continu (non modulé) de 30 secondes.

À ne pas faire

Les mauvais réflexes: rester dans son véhicule, téléphoner alors que les réseaux doivent rester disponibles pour les secours. Rester près des fenêtres ou les ouvrir pour savoir ce qui se passe dehors, ou quitter l'abri sans consignes des autorités. «Mais, surtout, il ne faut pas aller chercher ses enfants à l'école, les enseignants se chargent de leur sécurité».

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