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Morbihan

Véritable guet-apens. Six mois avec sursis à quatre Alréens

21 avril 2009

Hier, quatre jeunes Alréens comparassaient devant le tribunal correctionnel de Lorient pour une agression remontant au 3août 2007. Ce soir-là, quatre jeunes Belzois passent la soirée dans une discothèque de Carnac. Pour rentrer chez eux, ils appellent un taxi. Alors qu'ils l'attendent, ils sont apostrophés par les passagers d'une 106. Les deux bandes ont déjà connu des démêlés. Sous l'effet de l'alcool, une altercation s'ensuit à laquelle les vigiles de la boîte de nuit mettent fin. Finalement le taxi arrive. Les quatre Belzois s'y engouffrent. Ils sont débarqués sur le parking du Super U de Belz. Pendant tout le trajet qui les ramène de Carnac, ils n'ont pas remarqué être suivis. Sur le parking, un comité d'accueil les attend. Il s'agit des occupants de la 106. Les voyant armés de rondins de bois, trois des Belzois arrivent à prendre la fuite. Ils trouvent refuge dans le fournil d'une boulangerie proche.

130 jours d'arrêt de travail

Le quatrième n'a pas eu la même chance. Quatre des six occupants de la Peugeot (les deux autres s'étant endormis) lui tombent dessus. La victime reçoit coups de pied et coups de bâton. Au final, elle souffrira d'un traumatisme crânien lui occasionnant 130 jours d'arrêt de travail. Les caméras de surveillance du supermarché ont filmé la scène mais sans permettre une identification précise des agresseurs. C'est un coup de téléphone anonyme à la gendarmerie et la description donnée par les vigiles de la discothèque des protagonistes de la première altercation qui a permis de confondre quatre jeunes Alréens. «Ils nous ont insultés et ont donné des coups de pied contre la voiture», raconte l'un d'eux. Dans sa déposition devant les gendarmes, un autre avait déclaré, parlant de la victime, «on va le sécher!» Le procureur se dit «atterré par la gravité des faits et les déclarations des prévenus». A ses yeux, «on est en présence d'une expédition punitive, d'un véritable guet-apens sous prétexte d'un coup de pied dans une voiture». Aussi, il a réclamé contre les quatre prévenus six mois de prison avec sursis ainsi que des heures de travail d'intérêt général. Le tribunal les a condamnés à six mois de prison avec sursis et 175 h de travail d'intérêt général.

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