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Lorient ville

Rues. Olivier Le Lamer leur donne une identité

18 avril 2009

Pourquoi une rue change-t-elle de nom? Quels sont les critères retenus? Qui décide de baptiser un nouveau rond-point? Olivier Le Lamer, maire-adjoint, répond à nos questions.

Olivier Le Lamer regrette qu'aucune rue lorientaise ne porte le nom d'Aimé Césaire.



Qui décide de donner ou de changer le nom d'une rue ou d'un rond-point?
Ça ne se fait pas au hasard. Une commission municipale se réunit régulièrement en fonction de la création de nouvelles rues ou de demandes qui sont faites à la municipalité. En tant qu'élu à la voirie, je siège au sein de cette commission aux côtés de Laurent Tonnerre (démocratie de proximité), Emmanuelle Williamson (culture) et Anne de Pierrepont.

Qui s'adresse à vous pour ce type de demande?
Ce sont des associations, des collectifs, des Lorientais férus d'histoire qui nous sollicitent pour baptiser ou débaptiser un rond-point, une avenue, etc. C'était le cas récemment pour le rond-point du Plénéno qui s'appelle désormais rond-point de la Cité Jean-Le-Maux, en référence à la cité de baraques qui se trouvait dans ce quartier.

Quelles sont les conditions préalables à un changement?
On regarde s'il n'y a pas redondance, si une place, une rue et un rond-point ne portent pas le même nom. C'était le cas pour le Plénéno. Sinon, on essaie de garder la mémoire des lieux. Les riverains y sont très attachés. Il faut préserver le patrimoine historique collectif.

Le nom des rues a-t-il de l'importance pour les Lorientais?
Oui. On le voit dans les courriers que l'on reçoit à la mairie. Ça intéresse tout le monde de replonger dans l'histoire locale. Les archives municipales travaillent régulièrement avec le service de la voirie.

Quelles sont les prochaines rues que vous allez baptiser?
Nous allons travailler sur le secteur de la base des sous-marins et sur celui du Péristyle qui pourra faire l'objet d'un atelier spécifique. Il y aura aussi une nouvelle rue à Kervénanec, entre Thorez et Georges-Le-Sant. Nous recherchons enfin un rond-point pour lui donner le nom de la Galice qui sera l'invitée d'honneur du Festival interceltique cette année. C'est devenu une tradition.

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