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Stade Rennais

La folle semaine du foot breton

17 avril 2009

La concentration de rencontres à fort enjeu, tant en championnat que dans les coupes, pour les cinq clubs majeurs bretons n'a jamais été aussi remarquable qu'à l'occasion de la semaine qui s'annonce.

Il appartiendra aux Lorientais de débuter, dimanche, la semaine hors-norme des Bretons. Yann Jouffre (à droite) et les siens défieront M'Bami et Marseille, nouveau leader de la L1, dans un Moustoir à guichets fermés. Photo Patrick Tellier

Le bal sera ouvert dimanche, à 17h, au Moustoir avec la réception par le FC Lorient de l'Olympique de Marseille, nouveau leader du championnat. L'un des ultimes grands pas des Lorientais vers le maintien sera difficile à effectuer face à la redoutable armada phocéenne, dopée moralement par son nouveau statut et décidée à prolonger une impressionnante série de sept victoires et deux nuls depuis le début février. Mais le jeu devrait être le grand gagnant de ce débat offensif. On ne formulera pas le même pronostic pour la soirée de mardi au stade Auguste-Delaune, où flottera un parfum d'angoisse sur le match à rejouer entre Rémois et Brestois qui a tourné au feuilleton depuis des mois. Les vaincus, s'il y en a, auront vraiment du mouron à se faire pour leur avenir en Ligue 2.

Deux autres clubs en finale?

Privés de Brahim Ferradj jusqu'à la fin de la saison, les Brestois parviendront-ils à inverser un sort très défavorable au coeur d'une semaine compliquée, amorcée aujourd'hui à Bastia et achevée devant Sedan? L'indécision sera au moins aussi grande dans les deux demi-finales de Coupe de France, qui mettront, pour la première fois, à l'affiche deux équipes bretonnes. En voyage à Grenoble, le Stade Rennais aura à coeur de renouer le fil d'un glorieux passé en s'ouvrant les portes de la finale. Ce qu'il n'a pas réussi à faire à trois reprises depuis ses succès historiques de 1965 et de 1971. D'abord en avril1986, lorsqu'il échoua d'un rien avec un certain Guy Lacombe sur l'aile gauche face à Marseille lors d'une demi-finale jouée alors en aller-retour (1-0 à Marseille et 1-1). Puis en 2003, où une bourde de Petr Cech, peu coutumier du fait, lui coûta la défaite à Auxerre (2-1). Enfin en 2006, à nouveau devant l'OM, quand il ne se releva jamais d'un but inscrit dès la première minute par Ribéry (3-0).

Le moment de gloire des Vannetais

Plus difficile à imaginer sera la seconde présence en finale, après celle de 1997 (1-1,3 tirs au but à 4 face à Nice), de Guingamp. Une victoire au Stadium serait une énorme performance pour En Avant. Elle n'a souri qu'une fois à Caen (0-1), le 1ernovembre, et le décrochage du Téfécé dans la lutte pour le titre et pour les places en Ligue des Champions est fait pour activer la motivation des Didot, Gignac et consorts dans la conquête d'une place en Coupe UEFA. Pour rêver à celle-ci, le Vannes OC a encore huit jours devant lui. Quand s'engagera le duel avec les Bordelais, dans cette finale de la Coupe de la Ligue, il devra sacrément serrer les rangs pour résister à la vive pression que ne manqueront pas d'exercer Yoann Gourcuff et ses partenaires, toujours en course sur deux tableaux. En fait, rien de grave ne pourra arriver aux Vannetais que personne, à commencer par eux-mêmes, n'imaginait à pareille fête il y a encore quelques semaines. Dans leur bouche, l'expression-rengaine du milieu sportif: «Que du bonheur!» prend tout son sens.
LES CINQ MATCHS
Dimanche (17 h) : L1, LORIENT - Marseille. Mardi (20 h) : L2, Reims - BREST. Mardi (20 h 45) : demi-finale de Coupe de France, Grenoble - RENNES Mercredi (20 h 45) : demi-finale de Coupe de France, Toulouse - GUINGAMP. Samedi (25 avril à 20 h 50) : finale de la Coupe de la Ligue : Bordeaux - VANNES.

  • Yvon Joncour

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