17 avril 2009
Nouvelle immatriculation, modification d'état civil... Le service cartes grises de la préfecture délivre 150.000 documents par an. La nouvelle donne fait cohabiter deux logiciels.
Mercredi matin, dans l'antre du service des cartes grises, en préfecture. Tempête sous les crânes pour les huit préposées à l'accueil du public et leurs trois collègues de la régie. Le nouveau logiciel «SIV» - Système d'immatriculation des véhicules - prend subitement ses aises sur leurs écrans d'ordinateur. Mais sans toutefois chasser complètement «l'ancien», le familier Fichier National d'Immatriculation (FNI) qui occupait seul l'espace depuis 1950 (lire ci-contre). Jusqu'au 15juin prochain, la réforme ne concerne en effet que les seuls véhicules neufs. Les immatriculations de voitures d'occasion, et autres modifications de cartes grises (changement de domicile, mariage, décès...) se font encore via le FNI. Bref, les agents jonglent avec les deux applications. Et même si les garages habilités les délesteront petit à petit de quelques dossiers, «nous garderons quoi qu'il en soit les opérations complexes, comme les immatriculations des véhicules à l'export, ou les modifications d'état civil», commente Hélène Kerjean, chef du bureau de la circulation.
Plus de barrières départementales
Le premier usager à essuyer les plâtres du SIV s'est présenté à 8h45 en préfecture. Il a obtenu le sacro-saint certificat provisoire d'immatriculation. Y figure la série de sept caractères - deux lettres, trois chiffres, deux lettres- qui orneront sa future plaque d'immatriculation. Elle le suivra toute sa vie. Il a décroché un «AA 040 AA», soit le quarantième nouveau numéro délivré dans l'Hexagone. Eh oui, plus de barrières départementales. Les nouvelles combinaisons s'inscrivent désormais dans une série nationale. Pour l'anecdote, c'est la préfecture du Gard qui a dégainé le plus vite. Et hier, en France, 6.000 nouveaux numéros attendaient d'apparaître sur des plaques flambant neuves.
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