15 avril 2009
À peine sorti de prison, il va devoir y retourner pendant trois mois. Ainsi en a décidé, hier, le tribunal correctionnel après s'être penché sur le cas de Guillaume Conquer. Les faits qu'on lui reproche remontent au 6mars. À peine a-t-il alors terminé son séjour à Bubry, sur un chantier extérieur de la maison d'arrêt, que l'intéressé sombre de nouveau dans les affres de l'alcool. Car ce soir-là , allée des Lilas, à Ménimur, le prévenu fait du tapage, une bouteille à la main. Les policiers arrivent pour l'interpeller, mais il résiste et traite les agents de tous les noms d'oiseau. Le scénario est le même à l'hôpital où Guillaume Conquer n'hésite pas à donner des coups de tête dans le local où il est installé. Dans le véhicule de police, il tente d'asséner des coups de pied à ses accompagnateurs. «Ce chantier extérieur de la maison d'arrêt est justement adapté aux personnes souffrant d'addiction à l'alcool. Et le premier soir où vous revenez à Vannes, vous retombez dedans», se désole le président Pascal Pédron. «J'ai un problème avec la boisson. Je veux me soigner. Je suis désolé pour ce qui s'est passé», souligne Guillaume Conquer. Mais compte tenu de son casier judiciaire, le parquet n'a d'autre choix que de requérir une nouvelle peine de prison ferme. «En prison, on est sevré d'alcool, mais cela ne suffit pas car il faut aussi des soins», note l'avocate de la défense. Le prévenu écope malgré tout de trois mois de prison ferme.
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