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Brest ville

«Le+produit». Une maquette devenue court métrage

14 avril 2009

Raccord maquillage. Tout le monde est prêt pour une dernière répétition?Les portablessont bien éteints?Silence... Action.La maison du peuple, hier, avait les allures d'un verre en effervescence.

Une vingtaine de personnes a fini par se joindre à l'équipe technique du tournage. Voilà comment une simple maquette s'est transformée en petit film.

Hommes, femmes, enfants. Des fils partout. Une caméra montée sur chariot. Un perchiste occupé à saisir l'ébullition. «C'est notre dernier plan», détaille Gaël Naizet, réalisateur de deux courts métrages réputés. C'est que, avec «Comptes pour enfants», en 2003, et «Le syndrome du Carambar», en 2005, le jeune Brestois s'est fait un nom, joli, dans le petit monde du court. Plusieurs récompenses pour ces réalisations et une plus récente, lors du festival rennais «Travelling», pour l'adaptation d'une nouvelle d'Etgar Keret.

«Une simple maquette devenue un vrai court»

«On tourne depuis samedi. Le scénario existe depuis septembre». Pour réaliser «Le+produit», Gaël Naizet a fait une demande d'aide à l'écriture au conseil général des Côtes-d'Armor. Acceptée. «Je leur avais dit que c'était pour réaliser une maquette. Que j'allais juste filmer les répétitions pour avoir quelque chose à envoyer à des producteurs». Au final, «Le+produit» est mieux que ça. «Au fur et à mesure que j'en parlais autour demoi, de nombreux pros du métier me disaient "Banco". Ce qui ne devait être qu'unemaquette s'est transformé en vrai court».

«Dix minutes tout habillé»


Huis clos prévu pour durer «dix minutes, tout habillé», «Le+produit» pourrait être bouclé en juin. Gaël Naizet préfère garder, encore un peu, le secret du dénouement: «Disons que c'est un peu sarcastique. Qu'il s'agit d'un entretien d'embauche. Et que le noeud de l'histoire tient à ce qui se déroule dans le bureau, au moment de l'entretien». Confiant? «On ne s'enflamme pas. Mais, oui, on a tous l'impression que ça sent bon». Il faut dire que, malgré toutes les bonnes volontés des acteurs, il y avait parmi eux quelques vrais amateurs. «Dès les premières images, ils nous ont sauté aux yeux». Bernard Mazzinghi est le seul professionnel de la troupe. Àses côtés, Samuel Poulain, Carine Naizet, la femme de Gaël, et Swanne Naizet, leur fille, 6ans et demi, qui «a été très patiente». Une histoire bien sympa, en somme, à laquelle le jeune réalisateur mettait fin, hier: «Je pense qu'on a fait un truc bien». Coupez!

  • Damien Goret

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