13 avril 2009
Samedi, le Parti communiste organisait un débat sur les moyens de sortir de la crise avec, en toile de fond, les élections européennes de juin prochain.
«Non seulement la crise est grave, mais les recettes prônéesparles gouvernements et les capitalistes pour en sortir vont conduire à une situation sans cesse aggravée». En ouvrant le débatorganisé samedi à Rosporden, Pierre Laurent, coordinateur national du Parti communiste français a donné le ton.
Celui qui a intégré la directiondu PCF depuis janvier dernier animait un débat sur la crise, ses conséquences socialesetles moyens d'en sortir. Une centaine de personnes,principalement des retraitésavaitrépondu à l'appeldansla salle de spectaclesdu centre culturel rospordinois.
De nombreuses inquiétudes
Pouvoir d'achat en berne, diminution des pensions de retraite, fonds publics accordés aux entreprises privées mais sans embauche en contrepartie, intérêt humain oublié, salariés sous pression, petits commerces en voie de disparition... durant deux heures, les participants ont évoqué le contexte actuel au travers des témoignages de chacun. Des interventions qui traduisent de fortes inquiétudes. Comme celles exprimées par le délégué syndical CGT de la SBFM. L'entreprise de Caudan (56), spécialisée dans la fabrication de pièces pour l'industrie automobile est en liquidation depuis octobre dernier. Sur ce point, Gérard Perron, maire (PC) d'Hennebont estime que «la crise a bon dos pour justifier des licenciements qui ne visent qu'à faire des profits sur le dos des travailleurs».
Nécessité d'unité
De ce débat, il ressort une volonté de changement de cap politique. Plusieurs intervenants de la salle ont insisté sur la nécessité d'unité. «Une gauche unie pour renverser la vapeur» a prôné un membre de l'assistance qui regrettait l'attitude d'élus encartés «qui s'en vont ailleurs». Allusion, à peine voilée, aux socialistes du gouvernement. Cette démarche d'unité tant souhaitée, le Parti communiste s'y est déjà engagé en se rapprochant du Parti de gauche. En mars, les deux courants ont donné naissance à un «Front de gauche» en vue des élections européennes de juin prochain. «On a besoin de toutes les énergies, le Parti de gauche n'est en concurrence avec personne», a déclaré Ali Azzala, le responsable finistérien du parti de Jean-Luc Melenchon. Reprenant cette idée de nécessaire unité, Pierre Laurent a salué cette prise de conscience de la base réunie face à lui. «Car c'est le peuple qui pousse vers l'unité», a insisté le coordinateur du PCF. Un peuple qu'il souhaite convaincre «que les prochaines élections européennes constituent une échéance importante».
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