• LeTélégramme.com

Lamballe

Exposition. Mathurin-Méheut et ses contemporains

12 avril 2009

Le musée Mathurin-Méheut expose les oeuvres du peintre costarmoricain etde ses contemporains, autemps de la Grande Guerre.

Véronique Savignac, nouvelle agent d'accueil, Chrystèle Rozé, responsable des collections et commissaire de l'exposition et Élisabeth Even, responsable administrative et communication.

Des oeuvres de Jean-JulienLemordant, Camille Godet, Jean-Georges Cornelius sont visibles aux côtés de celles de Mathurin Méheut, dans le musée qui lui est consacré, depuis sa création. Le fil conducteur est la période la Grande Guerre.

De précieux carnets decroquis

«Le but recherché n'est pas de rappeler les faits, mais de montrer comment le regard de Mathurin Méheut et de ses contemporains, des deux côtés de la ligne de front, en faisait l'interprétation. Dès le début du conflit, ces hommes ont été mobilisés», explique Chrystèle Rozé, responsable des collections et commissaire de l'exposition. Elle ajoute: «Malgré toutes les difficultés, ils n'oubliaient pas d'emporter avec eux des carnets de croquis. À leur retour, ils ont traduit, sur la toile, ce qu'ils vivaient au quotidien. Leur témoignage revêt un caractère historique intense.» Méheut, Lemordant et Godet, tous trois Bretons, ont combattu sur le front. Et ces carnets retracent des scènes de la vie dans les tranchées, au combat... Cornélius, est plutôt dans le symbolisme. L'allemand Otto Dix, peintre de l'expressionnisme est, lui, marqué par l'horreur dela guerre, qui devient alors labase de ses oeuvres.

«L'artiste-combattant»

Entre1914 et1918, Mathurin Méheut a combattu presque sur tous les fronts: Arras, Amiens, Toul, Verdun, Saint-Quentin,... Véritable «artiste-combattant», il a emporté dans les tranchées de quoi dessiner et peindre: Crayolor, gouache, encre etlepapier dont il dispose (pages d'agenda, cahiers d'école, papier à lettres), le tout dans unmodeste bagage. C'est ainsi qu'il rapporte une quantité importante de documents qui témoignent du quotidien des soldats. L'essentiel de son temps libre fut, en effet, consacré à croquer ses compagnons. En 1917, nommé lieutenant, il fut muté au service topographique de l'état-major de laPremière armée, puis démobilisé, en 1919. On peut observer, dans l'une des vitrines du musée, unepartie du matériel ayant servi àl'artiste.

Pratique Ouvert du lundi au samedi de 10h à 12h et de 14h30 à 17h, en avril. En mai, le mercredi, le vendredi et le samedi de 14h30 à 17h. De juin à septembre du lundi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h. Tarifs: adultes, 3 EUR; scolaires étudiants, 2EUR; enfants de moins de12ans, 1 EUR. Place du Martray, tél.02.96.31.19.99.

© Copyright Le Télégramme 2009