12 avril 2009
70.000 soldats étrangers sont actuellement présents sur le sol afghan, dont 53.000 sous commandement de l'OTAN et 17.000 dans le cadre de l'opération américaine Enduring Freedom. Les Français sont 2.700 (plus 300 marins dans l'océan Indien), et représentent le quatrième contingent après les Américains (38.000), les Britanniques (9.000) et les Allemands (4.500).
Des Bretons attendus
Avant une réorganisation qui interviendra à l?été, les forces terrestres françaises sont présentes à Kaboul, où le général Michel Stollsteiner est le chef du Commandement régional capitale, qui intègre le Batfra (Bataillon français), essentiellement formé par la 1re Brigade mécanisée et qui se trouve réparti entre Kaboul et la base de Tora (district de Surobi). Ses trois compagnies de combat d'infanterie sont actuellement fournies par le 1er RI de Sarrebourg. Dépendant pour sa part du commandement régional Est, dirigé par un général américain, le GTIA (Groupement tactique interarmes), formé par la 27e Brigade d'infanterie de montagne, est implanté au nord-est de Kaboul dans la région de la Kapisa et compte 600 soldats installés sur les bases de Nijrab et de Tagab. Ses deux compagnies de combat d'infanterie sont fournies par le 27e Bataillon de chasseurs alpins d'Annecy. Cette unité sera prochainement relevée par le 3e Régiment d'infanterie de marine de Vannes, dont un groupe d'officiers vient d'effectuer un déplacement précurseur sur place. Un autre régiment breton, le 11e Régiment d'artillerie de marine de la Lande d'Ouée, enverra un élément d'appui.
«Gagner les esprits et les coeurs»
La stratégie actuelle de l'OTAN, qui entend pourtant «gagner les esprits et les coeurs», demeure tournée vers la destruction physique des groupes d'insurgés qui ont tué 1.126 soldats étrangers depuis 2001. Ces mouvements rebelles à l'autorité du gouvernement du président Hamid Karzaï, soutenu par la coalition, sont formés par les anciens maîtres du pays, religieux sunnites intégristes, les talibans. Évincés militairement à l'automne 2001, ils se sont depuis associés au gré des circonstances à des éléments étrangers fournis par la nébuleuse Al-Qaïda, à des chefs de guerre locaux et à des narco-trafiquants. Il est désormais acquis que ces groupes rebelles sont armés depuis le Pakistan.
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