10 avril 2009
À l'automne, un centre de dialyse va ouvrir dans l'ancienne perception. Un progrès pour les patients, dont Claude, qui fait aujourd'hui plus de 20.000km par an pour suivre son traitement.
Prochainement, un centre d'hémodialyse, géré par l'Association des urémiques de Bretagne (AUB), doit ouvrir ses portes dans les bâtiments de l'ancienne perception. «Une réunion de travail avec Philippe Rolland, président de l'AUB, doit être fixée afin de discuter des modalités pratique et financière de l'opération. Des travaux doivent également être entrepris dans le bâtiment», déclare le maire, Daniel Moysan. L'AUB parle d'une ouverture pour l'automne. L'implantation de cette unité de dialyse permettra aux malades de Crozon et de sa région relevant d'un traitement en autodialyse d'effectuer leurs soins à proximité, leur évitant des déplacements, pour la plupart d'entre eux, trois fois par semaine à Brest, Quimper ou Le Faou. Une vingtaine de personnes de la Presqu'île sont directement concernées.
Plus de 20.000km par an
Claude Lacroix, habitant de Crozon, est l'un d'eux. À 71 ans, il suit un traitement d'autodialyse depuis plus de neuf ans. «Je me rends à Brest, trois fois par semaine, le lundi, le mercredi et le vendredi, pour subir une dialyse nocturne pendant huitheures J'ai plus de deux heures de route aller-retour. Je fais souvent le trajet en ambulance», souligne-t-il. Dans ces conditions, Claude Lacroix effectue plus de 500km par semaine et plus de 20.000 par an pour suivre un traitement qui lui est indispensable. La proximité d'un centre d'autodialyse à un peu plus d'un kilomètre de son lieu de résidence constitue pour lui un changement et un véritable confort.
Huit postes d'autodialyse
«Pour suivre mon traitement, je pars le soir à 20h30 et je ne reviens le lendemain qu'à 8h30. Après la dialyse, je suis très fatigué. Une dialyse de quatreheures équivaut à 15km de course», explique Claude Lacroix. Le rez-de-chaussée de l'ancien bâtiment de la perception, proposé par la municipalité en location à l'AUB, devrait accueillir huit postes d'autodialyse, ainsi qu'un bureau médical. Une infirmière diplômée d'État assurera la surveillance des séances. Elle peut accompagner en moyenne cinq patients. Un médecin néphrologue devrait également assurer quelques visites. Le centre ne pourra pas accueillir les dialyses médicalisées qui nécessitent la présence constante d'un médecin. La présence d'un parking attenant au bâtiment, d'une rampe d'accès et l'absence d'escalier sont aussi un atout. «Le lundi soir, lorsque je fais ma première dialyse de la semaine, après presque trois jours sans traitement, j'ai parfois hâte parce que je suis très fatigué», précise Claude Lacroix.
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