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Economie

Conserverie. A Douarnenez, Arokhausse le thon

10 avril 2009

La conserverie Cobreco de Douarnenez lance Arok ; sa nouvelle recette de thon en boîte. Hier, lors de la présentation, dirigeants et salariés n'ont pas caché leur fierté.

Photo H.O

En à peu près une heure de temps, le thon d'une trentaine de kilos, débarqué congelé à Douarnenez est tranché, paré, cuit et termine dans ces nouvelles boîtes qui vont partir dans les grands magasins de France. Hier, qualifié de «grand jour pour Douarnenez» par le sénateur-maire Philippe Paul, le directeur du site Bertrand Ziegler a officiellement lancé sa nouvelle conserve de thon au naturel «plus tendre et moins sec». Ce nouveau goût et cette nouvelle texture proviennent d'un «nouveau procédé de cuisson». Il aura fallu «pratiquement trois ans de recherche et de développement» pour obtenir ce nouveau thon en boîte.

«Ne pas baisser les bras»

Mais au-delà de ce nouveau produit, la Cobreco veut aussi défendre, dans un contexte économique plutôt morose, «un modèle industriel breton qui résiste encore et toujours». «La crise ne touche que ceux qui baissent les bras», affirme encore le conserveur douarneniste. Le slogan est éloquent: «Face à la crise, Arok hausse le thon». Avec environ 6.000 tonnes de thons pour 26millions de boîtes produites et vendues par an, la Cobreco est déjà le premier fabricant de conserves de thon au naturel en France. Maintenant, Bertrand Ziegler compte bien sur cette nouvelle recette -qu'il déploie sous sa marque propre Arok-, pour faire passer son chiffre d'affaires de 28MEUR en 2008 à 32MEUR en 2009. Il pense atteindre 35MEUR en 2010 et cherche déjà ce qu'il appelle le «bon rapport poids-forme» qu'il situe à 45MEUR par an. En 2008, la Cobreco, dont l'actionnaire principal est le groupe italien Nueva Castelli a réalisé «environ 500.000 EUR d'investissement en recherche et développement». La Cobreco annonce déjà un nouveau plan d'investissement «de 500.000 EUR à 1MEUR», pour lancer encore un nouveau produit. Des nouveautés qui «vont permettre de pérenniser le site et de développer l'emploi», souligne Bertrand Ziegler. Actuellement, la Cobreco emploie 150 salariés; dont une quarantaine d'intérimaires, fiers, hier, de montrer la nouvelle boîte.

  • Hubert Orione

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