9 avril 2009
En apparence, les taux de réussite au bac 2008 ont tendance à baisser, sauf au lycée Saint-Paul qui reste en tête. Des résultats à mettre en balance avec un nouveau mode de calcul (lire également pages2 et3).
Interrogés sur les taux de réussite de leur établissement, les responsables de lycée s'accordent à dire qu'il faut «comparer ce qui est comparable» et bien avoir conscience des effectifs présentés d'un établissement à l'autre. Les résultats de deux élèves sur un effectif de 60 entraînent une importante répercussion sur les taux qui, en revanche, varieront très peu pour un groupe de plus de 400 candidats. Yves-Jean Thomas, directeur du lycée Saint-François-Xavier, souligne ainsi qu'«il est aberrant de comparer des établissements qui ne se ressemblent pas». Il indique avoir présenté 97 élèves au bac, mais refuse de préciser combien ont obtenu leur diplôme: «Les résultats se maintiennent». Depuis deux ans, les données du lycée n'apparaissent pas dans les statistiques de l'académie de Rennes, qui indique qu'«il suffit qu'il manque une donnée, pour que le traitement ne puisse pas être effectué».
Saint-Paul en tête
Selon les statistiques de l'académie, le lycée Saint-Paul, qui présente le plus grand nombre de candidats aux examens, 463, a le meilleur taux de réussite avec 95%. Un point au-dessus du taux attendu. L'établissement obtient les meilleurs taux de réussite dans les séries L (95%) et ES (93%), ainsi qu'en STG (98%). Arrive ensuite, le lycée Notre-Dame-Le Ménimur, avec 92%; une hausse due aux meilleurs résultats des séries techniques, STG et SMS. C'est au lycée Lesage que l'on trouve, comme l'année dernière, le meilleur taux de réussite en S: un taux qui passe même de 95 à 96%cette année.
Clarifier le parcours des littéraires
Des scientifiques dont le taux de réussite a également progressé au lycée Charles-de-Gaulle. Lycée qui voit cependant son taux de réussite global baisser pour la deuxième année consécutive. «Une baisse due aux séries L et STG qui, sur l'effectif de l'année scolaire 2007-2008, représentaient 40% des candidats, d'où la baisse globale de 89% à 84%, indique Michel Le Mestrallan, proviseur du lycée Charles-de-Gaulle. Nos élèves de série L en option musique et arts plastiques ont tendance à se passionner pour leur art et à ne pas mesurer l'importance des autres matières». «Ce sont aussi souvent des élèves qui manquent de clarté sur leur parcours et qui, dès lors, abaissent leur niveau de travail et manquent d'ambition, ajoute-t-il. Aussi, nous avons mis en place un certain nombre d'initiatives pour leur montrer les perspectives de l'écriture et de la culture. Nous leur avons fait rencontrer des professionnels pour leur faire prendre conscience, par exemple, que la philo peut être partout; une enseignante de primaire est venue leur expliquer comment elle faisait de la philo dans sa classe». «Pour les STG, nous avons banalisé une journée pour rencontrer chaque élève avec ses parents, afin de mettre à plat les perspectives de chacun. Nous avons aussi travaillé la méthodologie», conclut le proviseur.
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