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Economie

ArcelorMittal. L'activité s'éteint à petit feu

9 avril 2009

ArcelorMittal n'en finit pas de réduire la voilure. Le groupe a annoncé hier l'arrêt de nouveaux hauts-fourneaux en Europe, en particulier à Florange (Moselle) où un millier de salariés vont se retrouver au chômage partiel pour cinq mois.

Désormais, ArcelorMittal ne s'avance plus sur un redémarrage de l'activité et gardera fermées nombre d'installations «jusqu'à une reprise de la demande», dont il n'y a pour l'instant aucun signe. Photo AFP

Confronté à des carnets de commandes de plus en plus dégarnis, le numéro un mondial de l'acier compte faire tourner ses usines européennes à seulement 50% de leurs capacités. À l'automne, ArcelorMittal avait évoqué une réduction de production de 35%, puis de 45% en février. «L'entreprise s'organise pour survivre», avoue Daniel Soury-Lavergne, directeur général d'ArcelorMittal France. «C'est une aggravation qui a été annoncée», juge pour sa part Jacques Laplanche, secrétaire CGT du comité d'entreprise européen qui s'est réuni hier à Luxembourg. ArcelorMittal gardera seulement en activité en Europe 11 de ses 25 hauts fourneaux, qui fabriquent la fonte en amont de la production d'acier. Au premier trimestre, 14 fonctionnaient.

1.000 salariés au chômage partiel

A Liège et à Florange, les seconds hauts fourneaux seront fermés pour une durée indéterminée. Les premiers ne marchaient plus depuis la fin de l'année dernière. Un millier de salariés sur les 2.600 de Florange vont être mis au chômage partiel pour une période de cinq à 18 mois, selon les syndicats. Le dispositif national TRILD (temps réduit indemnisé de longue durée), en négociation actuellement avec l'assurance-chômage, pourrait être utilisé afin de mieux indemniser ces périodes. Le groupe ne donne pas de détails sur les arrêts d'installations décidés en Belgique, Espagne, Pologne et Roumanie. A l'usine Lorraine, qui doit aussi voir arrêter l'aciérie et la ligne d'électrozinguage, les syndicats évoquent «une catastrophe» et appellent à un rassemblement aujourd'hui. «Si on laisse les hauts fourneaux à l'arrêt aussi longtemps, cela veut dire que c'est la fin de la Florange», estime Yves Fabbry (CGT). De son côté, Lakshmi Mittal, patron du groupe, avait tablé sur une amélioration à partir du deuxième trimestre.

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