7 avril 2009
Battu à Dijon, puis à Périgueux, le RC Vannes a essuyé son troisième revers, dimanche, à Langon. Pourtant, des deux premières rencontres disputées à domicile, c'est bien cette dernière équipe qui nous est apparue la moins crédible et, à tort, celle devant laquelle le RCV irait peut-être chercher cette victoire tant attendue à l'extérieur.
«Mais il nous manque encore toujours ce petit quelque chose qui est l'apanage des équipes qui, justement, réussissent à faire basculer un match en leur faveur loin de chez elles», expliquait lucidement Jean-Noël Spitzer, au lendemain de cette expédition en Gironde.
Première période encourageante
Pourtant le 10-0 à la pause en faveur des Bretons, aux yeux de l'entraîneur vannetais, «n'était que le juste reflet d'une période initiale que nous avons bien gérée et au cours de laquelle nous avons su concrétiser nos temps forts. En un mot, nous avons été dominateurs dans les intentions, même si les deux équipes ont raté chacune un essai». Les choses se gâtèrent pour les vannetais en seconde période. «Il y a eu moins d'intensité dans le jeu, parce que Langon avait changé son fusil d'épaule. Nos adversaires nous ont concentré dans l'axe, avec des séquences de bonne qualité. Les avants ont grappillé les mètres par du "pick an go" redoutable d'efficacité. Et c'est là que nous n'avons pas su nous soulager de la pression, notamment à cause d'un jeu au pied déficient. Celui-là même qui nous aurait permis de resituer le danger dans le camp adverse», expliquait encore Jean-Noël Spitzer.
«Récupération»
Les choses dont désormais on ne peut plus claires pour le RC Vannes. Son avenir, le groupe vannetais le jouera dans deux semaines à Jo-Courtel face à Dijon. Ou il terminera sa saison ou il poursuivra l'aventure de ce Jean-Prat. «Dans l'instant, nous ne nous préoccupons pas de cela. L'objectif premier est à la récupération. J'ai bien vu qu'en seconde période, l'équipe n'avait plus d'essence dans le moteur, après trois rencontres consécutives hors de nos bases. L'heure et d'abord au repos.» Pour accéder, via un match de barrage, en quarts de finale, le RC Vannes devra s'imposer (première condition) devant Dijon, mais remporter cette rencontre avec au minimum onze points de différence au tableau d'affichage, pour avoir perdu le match aller à Dijon avec 10 points d'écart. «C'est une montagne à gravir. On va préparer cette ascension», concluait Spitzer. Dimanche soir, ce seront les équipes victorieuses de cette dernière journée qui décrocheront la timbale. Vannes ou Dijon et Périgueux ou Langon. Faites vos jeux!
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