5 avril 2009
Les proches de Sébastien Realland, assassiné en mars2008 pour une dette de stupéfiants, organisaient, hier, une marche silencieuse, un an après la première.
Les mêmes photos. Les mêmes tee-shirts blancs. La même tristesse. Un an après, les frères, parents ou amis de «Seb» ont de nouveau défilé dans les rues de Quimper en hommage à ce Quimpérois de 25 ans, tué le 30mars 2008 de plusieurs coups de couteau dans son appartement, rue de Concarneau, pour une dette de près de 140 EUR de résine de cannabis. Son dealer était venu spécialement du Loiret pour récupérer son dû. Entre l'acheteur et le vendeur, le ton serait monté. Dans cette affaire, quatre personnes sont mises en examen. L'auteur des coups de couteau pour violences volontaires ayant entraîné la mort et les trois autres hommes qui accompagnaient l'agresseur sont poursuivis pour non-empêchement d'un crime. Hier, une cinquantaine de personnes se sont jointes au cortège (une centaine de sympathisants avaient été recensés l'an passé) parti de la place de la Résistance pour rejoindre la rue de Concarneau. Un cortège dans lequel les pancartes avaient, elles, changé. «Déjà un an qu'on a assassiné Seb». «Tu es toujours dans nos coeurs et nos pensées» pouvait-on lire. Mais aussi «Que justice soit faite». Car plus d'un an après les faits, la famille aimerait bien savoir où ce dossier va les conduire. En cour d'assises? En audience correctionnelle?
«Un crime, c'est aux assises»
Une seconde hypothèse dont ne veut pas entendre parler le père du jeune homme, Loïc Realland, mais que son avocat a néanmoins évoquée dans son dernier courrier l'informant de la fin prochaine de l'instruction de cette affaire. «Cela a vraiment du mal à passer, assène le papa. Un crime, c'est aux assises que cela se juge, pas en correctionnelle. Je ne suis pas d'accord. J'ai l'impression que la justice s'occupe plus de l'affaire de stupéfiants que du meurtre. Il y a plein de choses qui ne sont pas claires dans ce dossier, rien qui coïncide». Comme l'an passé, les membres du cortège se sont tous arrêtés devant l'appartement où le drame s'est joué, rue de Concarneau. Une minute de silence a été observée, des roses blanches ont été distribuées.
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