5 avril 2009
Jeudi, le Collectif cinéma 22 et le Quai des images proposait une «petite leçon de cinéma» autour du cinéaste algérien Rabah Ameur Zaïmeche.
Après la projection du dernier long-métrage de Rabah Ameur Zaïmeche, «Le dernier maquis», Sarah Sobol, première assistante du réalisateur et productrice, ainsi que Gilles Mouëllic, professeur en études cinématographiques à l'université Rennes 2, ont évoqué le travail du cinéaste algérien.
Trois longs métrages
Rabah Ameur Zaïmeche a tourné trois longs métrages: «Wesh Wesh, qu'est-ce qui se passe?» (2001), «Bled Number One» (2005) et «Le Dernier Maquis» (2008). «Le Dernier Maquis» a été tourné dans une entreprise de Villeneuve Le Roi (94), à quelques kilomètres d'Orly (94), il y a un an et demi: «Au fond d'une zone industrielle qui se meurt, Mao, un chef d'entreprise musulman, possède une entreprise de palettes et un garage de poids lourds. Il décide d'ouvrir une mosquée et désigne l'imam, sans aucune concertation... Cela va engendrer des problèmes».
Une petite équipe de tournage
Le cinéaste a décidé de créer sa maison de production pour faire ses films en toute liberté. Une liberté que Sarah Sobo a tenté d'expliquer: «Rabah Ameur Zaïmeche dit souvent, "avant le tournage, on est dans la tempête, quand le tournage démarre, les voiles sont baissées et on se laisse porter". Nous sommes une petite équipe de dix personnes polyvalentes. Tous les éléments du film ont leur importance. «Le Dernier Maquis» est un film entre le documentaire et la fiction. Rabah travaille plutôt oralement qu'avec un scénario bien établi». «Ce film, c'est le prix de la liberté. Rabah Ameur Zaïmeche nous montre son engagement politique à travers le cinéma», a ajouté Gilles Mouëllic.
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