3 avril 2009
C'est le premier rendez-vous électoral du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) fondé en février. Et même si nombre de cadres de cette organisation politique ont fait leur classe dans les rangs de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), ne leur dites pas qu'il s'agit d'un simple changement d'appellation. «On ne peut pas réduire le NPA à une LCR relookée puisque nous avons triplé le nombre d'adhérents», plaident les responsables régionaux qui ont animé leur première réunion électorale, mardi soir, à Lorient. À cette occasion, ils ont présenté la chef de file du NPA aux élections européennes pour le grand ouest: Laurencede Bouard, cadre de santé au centre hospitalier de Carhaix (29), venue à la politique à travers l'action syndicale. «Le rapport de force s'exprime dans la rue. C'est le seul moyen de faire changer de cap au gouvernement. Nous espérons que les mobilisations sociales s'amplifient et trouvent un débouché politique», déclare le NPA.
Pas un rôle de diviseur
Au-delà des manifestations, le NPA souhaite profiter de la tribune des européennes pour faire entendre sa différence à gauche tout en refusant d'endosser le rôle de diviseur. «Nous avions proposé au Parti communiste et au parti de gauche une dynamique unitaire au moins jusqu'aux élections régionales. Nous ne voulions pas nous limiter à un seul coup électoral. Mais ils ont refusé cette unité durable», affirme le parti d'Olivier Besancenot qui défendra seul sa conception de l'Europe. «Nous ne sommes pas souverainistes ni nationalistes. Nous sommes pour une Europe des peuples, solidaire, anticapitaliste, écologique et démilitarisée.»
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