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Morbihan

Quévert. Trois morts dans l'incendie d'une maison

21 mars 2009

Dans la nuit de jeudi à vendredi, une famille s'est fait surprendre par l'incendie de sa maison, à Quévert. Le bilan est lourd: la mère de famille, âgée de 27 ans, et les deux enfants, un garçon de huit ans et une fillette de deux ans et demi, sont décédés.

Trois membres d'une même famille ont trouvé la mort dans l'incendie de leur maison, rue des Hortensias, à Quévert. Photo Corentin Le Douget

Malgré l'intervention rapide des pompiers, l'incendie qui s'est déclaré dans une maison d'habitation rue des Hortensias, à Quévert, dans la nuit de jeudi à vendredi, a piégé la famille de quatre personnes qui y résidait. Seul le père de famille, âgé de 29 ans, en a réchappé. Brûlé au niveau des mains, il a été transporté aux urgences de l'hôpital de Dinan dont il est sorti hier, dans la journée. Prévenus par des témoins, les pompiers de Dinan sont intervenus vers 23h, au moyen de deux fourgons pompe tonne, un véhicule échelle et une ambulance. Très rapidement, des renforts sont venus de Lamballe pour les épauler. Au total, une trentaine de pompiers ont été mobilisés.

«Une intervention difficile à vivre»

Si l'incendie a été très vite maîtrisé, les opérations ne se sont achevées qu'hier matin, vers 9h. Premier arrivé sur les lieux, dans la nuit, le major Brehinier évoque une intervention «difficile à vivre»: «Le feu était très virulent, indique-t-il. Seul le père de famille avait pu sortir de la maison». Il semblerait que ce dernier se soit endormi sur le canapé, au rez-de-chaussée, ce qui expliquerait qu'il ait pu sortir de la maison à temps. Les pompiers savent à ce moment-là qu'ils doivent encore secourir la mère et les deux enfants, à l'étage.

Trois corps retrouvés à l'étage

«On a mené trois actions simultanées, précise le capitaine Lemaître, chef du centre de secours de Dinan. On a dû assurer la prise en charge du père, la recherche des trois autres personnes à l'intérieur, et lutter contre l'incendie. La priorité n'était pas le feu, circonscrit en vingt minutes, mais bien d'aller chercher les personnes». La recherche des corps se fait à tâtons, dans des conditions rendues particulièrement difficiles par les fumées et la chaleur, ainsi que les risques d'effondrement de la charpente. Une première équipe a trouvé la mère allongée sur un lit, à l'étage, sa fille âgée de deux ans et demi dans les bras. La mère, âgée de 27ans, n'a pu être réanimée. À l'issue d'une heure et demie de réanimation, la fillette a été transportée à l'hôpital de Pontchaillou, à Rennes, dans un état jugé très critique. Elle décédera dans l'après-midi, à l'hôpital. La recherche du deuxième enfant s'est avérée plus difficile, étant donné que le plancher de sa chambre s'était en partie effondré. Âgé de huit ans, le jeune garçon est décédé des suites d'une intoxication due aux fumées.

Un soutien psychologique mis en place

Un soutien psychologique a été mis en place au centre de secours, à destination des pompiers, peu habitués à des interventions aussi traumatisantes. «Les contrecoups psychologiques sont importants, surtout que dans l'équipe d'intervention, il y avait beaucoup de pères de famille», a conclu le capitaine Lemaître. Une expertise est en cours afin de déterminer les causes exactes du sinistre. Le père et la mère étaient tous les deux ouvriers aux abattoirs de Kermené.

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