20 mars 2009
Sous un soleil resplendissant, 250 manifestants de tous âges, salariés, retraités, privés d'emplois et élus s'étaient rassemblés dès 10h30 près de l'embarcadère, à Le Palais à l'appel des syndicats interprofessionnels. Un beau succès pour les syndicats qui mobilisent souvent assez faiblement la population insulaire.
«La crise a bon dos»
Pendant la prise de parole unitaire, Jean-Bernard Guézou, délégué de l'Union locale CGT, soulignait l'inquiétude des Bellilois face à la détérioration des services publics sur l'île, la hausse du chômage, la précarité des emplois, particulièrement chez les jeunes, et la poussée du chômage partiel, la stagnation des salaires et des retraites. Il rappelait: «C'est l'action syndicale qui a permis d'obtenir 200EUR nets en Guadeloupe pour tous les salaires jusqu'à 1,4 Smic. Pourquoi ce qui a été gagné là-bas ne pourrait l'être ici?» Quant à la crise, «elle a bon dos», concluait le délégué syndical: «Les actionnaires du Cac40 empochent 54milliards d'euros».
Inquiétude à la Maison de l'enfance
Dans la foule, les banderoles de tous les syndicats indiquaient aussi une présence importante du personnel d'Océane dont les bateaux sont restés à quai jusqu'à 18h20. Il y avait également de jeunes travailleurs, des enseignants, du personnel hospitalier, du personnel enseignant privé et public, et des salariés de la Maison de l'enfance. «Nous voulons alerter des conséquences du projet de décret inspiré du rapport Tabarot qui vise à modifier les conditions d'accueil des enfants de moins de 6 ans. Nous sommes inquiets. Les décideurs ont-ils le droit d'économiser sur la sécurité et le bien-être des enfants», indiquaient-ils.
© Copyright Le Télégramme 2009