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Finistère

Enseignement. Apprendre au-delà des handicaps

18 mars 2009

Unité pédagogique d'intégration(UPI): tel est le nom de ces classes pour enfants qui souffrent de handicaps cognitifs. Le collège Saint-Stanislas, à Saint-Renan, s'y essaie depuis 2006. Un succès.

Environ 200 collégiens et lycéens bénéficient actuellement, dans le seul département du Finistère, de ces classes spécialisées. Photo D.G.

Ronan Petton, le directeur du collège Saint-Stanislas, le répète car il y tient: «Je n'ai rencontré aucune résistance de quiconque à l'époque où nous avons discuté de l'ouverture d'une UPI dans l'établissement». Avant d'être ouverte à la rentrée 2006, cette classe spécialisée avait préalablement fait l'objet d'une étude menée en 2004 et validée par la Direction diocésaine de Quimper. Enseignants, personnels et parents y avaient donné un écho largement favorable.

Un enseignement adapté à l'individu

Présent hier, pour une visite de deux établissements du pays de Brest qui se sont engagés dans l'opération (le collège Saint-Stanislas et le lycée Vauban), le recteur d'académie de Rennes, AlainMiossec, ne peut qu'encourager ce type d'initiative: «Cela va dans le sens de la politique sur le handicap menée depuis 2005. Ces élèves souffrent de troubles cognitifs mais ils ont une intelligence "normale" et de vraies dispositions dans certaines matières».

Enseignement adapté

Répartis dans une classe de dix, ces enfants ont entre 12 et 16ans, et les troubles de communication sont, dans la majorité des cas, leur seule faiblesse. Pour Patrick Lamour, le directeur départemental diocésain, les UPI représentent «un dispositif d'intégration sociale à travers un enseignement adapté aux difficultés de l'individu». Dans les faits, certains de ces collégiens ou lycéens bénéficient, en plus, d'heures d'enseignement dans une classe classique. Le cours qui leur est alors dispensé est repris, après coup, par le professeur de l'UPI. Celui-ci s'assure ainsi que toutes les notions apprises ont été assimilées.

Cinq nouvelles structures en 2009

«Ce que nous faisons, explique Patrick Lamour, c'est du "cousu main". Les professeurs qui oeuvrent auprès de ces élèves sont spécialement formés et un auxiliaire de vie scolaire (AVS) les épaule». Le Finistère compte actuellement vingt établissements, collèges et lycées confondus, qui proposent une UPI. Cinq nouvelles classes de ce type vont être ouvertes à la rentrée 2009, dont une en lycée professionnel. «Le coût n'est pas si important que cela, précise Alain Miossec. Ce qu'il faut, avant tout, c'est que les conditions soient réunies pour que les enfants puissent bénéficier de fondations saines au sein de l'établissement». Un projet UPI ne se monte effectivement pas en un tournemain: «Il faut environ deux ans de travail pour qu'une UPI voie le jour»... Quoi qu'il en soit, l'école pour tous ne doit plus être un vain mot.

  • Damien Goret

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