11 mars 2009
La seconde journée de grève et de manifestations du collectif contre la vie chère à la Réunion a dégénéré hier en affrontements entre des groupes de jeunes et les forces de l'ordre.
Alors qu'ils étaient au moins 15.000 à défiler le 5mars dernier, le mouvement contre la vie chère à La Réunion a rassemblé hier 3.300 manifestants à Saint-Denis et 2.300 à Saint-Pierre (sud), selon la préfecture. Le Collectif des organisations syndicales, politiques et associatives de La Réunion (COSPAR) a annoncé de son côté des chiffres doubles. Malgré une mobilisation inférieure à celle du 5mars, le ton s'est nettement durci et de multiples incidents se sont produits à Saint-Denis-de-la-Réunion lors de cette deuxième journée de grève générale organisée sur l'île. A la mi-journée, depuis la place Mahé-de-Labourdonnais, Ivan Hoarau, secrétaire général de la CGTR et porte-parole du COSPAR, avait pourtant appelé à «accroître la mobilisation» et à lancer de nouvelles opérations coup-de-poing, «non pas pour casser» mais pour peser sur les négociations. Le message n'a pas été entendu ainsi.
Quinze blessés chez les forces de l'ordre
Peu après cette intervention, une poignée de jeunes s'en est pris aux forces de l'ordre postées devant la préfecture. Celles-ci ont immédiatement riposté aux jets de galets et de bouteilles. Le noyau dur des grévistes s'est ensuite déplacé vers l'est du chef-lieu, en direction du quartier populaire du Chaudron, où la tension a monté d'un cran. Sur leur passage, des émeutiers ont dégradé un radar et brisé la vitrine d'un supermarché. Pour éviter un embrasement, Jean-Hugues Ratenon, un des porte-parole du COSPAR, est intervenu sur Radio Freedom en fin d'après-midi pour appeler au calme. La situation restait tendue en soirée dans ce quartier.
© Copyright Le Télégramme 2009