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Quimper ville

Insultes aux policiers: un jeune Quimpérois en prison

7 mars 2009

Ambiance électrique hier après-midi au tribunal correctionnel, où un jeune Quimpérois de 20 ans était jugé pour des faits d'outrages à agents et une tentative d'évasion.

«Espèce de pourri, tu gâches ma vie». À l'énoncé de la condamnation, un mois de prison ferme et 210heures de travail d'intérêt général, Franck Meyer explose. Jetant même un papier en direction de celui à qui il s'adresse, le vice-procureur. À l'image, finalement, des faits pour lesquels il était poursuivi, à savoir de multiples insultes et menaces à l'égard des policiers. En janvier puis en février, ce sont les hommes de la brigade à vélo du commissariat de Quimper qui ont eu à subir les foudres de ce Quimpérois au casier judiciaire déjà rempli, sa dernière condamnation concerne un coup de couteau, et sans activité depuis qu'il a quitté l'école en quatrième.

Sursis et TIG pour les insultes

Il accuse les gardiens de la paix de harcèlement, estimant qu'ils ne cessent de le contrôler. «Ils savent très bien que je n'ai rien sur moi, ils m'en veulent tous, me parlent comme des racailles. Je suis plus honnête qu'eux». Objection des policiers. «On le connaît depuis longtemps, il a quinze procédures chez nous, c'est beaucoup à 20 ans. Il se trouve régulièrement devant la BNP quai du Steïr, un lieu propice à la vente de stupéfiants». Interpellé le 4mars dernier suite à de nouveaux outrages, le jeune homme avait tenté de s'échapper au cours de sa garde à vue, profitant d'une pause aux toilettes. Il avait été rattrapé dans la cour de l'hôtel de police. «Il n'a pas de respect pour ceux qui sont chargés de faire appliquer la loi», tonne le représentant du parquet. «Plus que toi, comment il me critique, ça va pas!», rétorque aussitôt le prévenu, qualifié d'«écorché vif» par son défenseur. Au final, Franck Mayer a écopé d'un mois de prison ferme avec maintien en détention pour la tentative d'évasion, et de douze mois de prison avec sursis et 210heures de travail d'intérêt général pour les insultes.

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