2 mars 2009
Les cris des enfants résonnent désormais dans Le Clos des Vignes. Sur les 45 maisons que compte ce nouveau lotissement, six ont déjà été investies par leurs locataires.
«C'était une horrible piquette, mais il faisait des centenaires à ne plus que savoir en faire... S'il ne vous tournait pas la tête». Personne ne sait plus aujourd'hui si les vignes de Pontivy avaient les mêmes caractéristiques que celles chantées par Jean Ferrat, dans «La montagne». Seule certitude, il y avait bien des vignes sur les hauteurs de Bolumet, au début du siècle dernier. Les promoteurs du projet immobilier, construit dans ce secteur de la ville, n'ont donc pas eu à se creuser trop la tête pour lui trouver un nom de baptême. «Le Clos des Vignes», s'est immédiatement imposé à eux. Initié par deux coopératives HLM (Les Logis bretons de Quimper et Armor Habitat de Saint-Brieuc), ce nouveau lotissement compte 45 maisons individuelles d'une superficie oscillant entre 79m² pour les T4 et 96m² pour les T5. Une surface habitable à laquelle il convient d'ajouter un garage d'environ 18m².
Des logements sociaux très prisés
Engagés au début de l'année dernière, les travaux ne sont pas encore entièrement achevés. Mais depuis quelques semaines, une demi-douzaine de locataires ont déjà pu prendre possession de leur nouvelle demeure. Vendredi, pour fêter l'événement, élus, promoteurs et nouveaux habitats étaient conviés à une symbolique cérémonie d'inauguration. Une occasion pour Yves-Marie Rolland, directeur des Logis bretons et Bruno Fiévet, directeur d'Armor Habitat, d'expliquer la philosophie qui a présidé à la construction d'un nouveau lotissement aux vocations sociales clairement affichées. «Sur les 45logements, 19vont être loués et 26seront vendus, soit en direct (seize), soit en accession location», expliquent les directeurs.
Un loyer mensuel à 405EUR
Les logements mis en location ne sont pas restés bien longtemps sur le marché. Il est vrai que le loyer pour un T4, à 405EUR charges comprises, apparaît particulièrement attrayant. «J'habitais dans un appartement de la cité du Vélodrome et je suis heureuse d'avoir pu obtenir un logement ici, se réjouit Sabrina, une heureuse et nouvelle locataire. Cela va en plus me faciliter la vie professionnelle car je suis assistante maternelle». Pour les maisons mises en vente, les promoteurs doivent évidemment faire face à la crise immobilière. Seuls cinq des 26lots, ont pour l'instant trouvé preneur à un prix oscillant entre 142.000EUR et 148.500EUR. Ils ne s'affolent pas pour autant et se refusent à «brader» des maisons dont ils n'hésitent pas à vanter «les qualités». Et puis, même si ce n'était pas l'objectif initial, les lots mis à la vente pourraient, selon l'évolution de la conjoncture, venir grossir le parc locatif.
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