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Guingamp

Hôpital-clinique. La greffe est réussie

14 février 2009

Le 9décembre 2008, la polyclinique disparaissait définitivement, rachetée par l'hôpital de Guingamp. Deux mois après, les acteurs du Pôle de santé se veulent unanimes: la greffe est réussie.

Si son nom figure toujours en toutes lettres sur la façade du bâtiment, la Polyclinique d'Armor et d'Argoat n'existe plus, rachetée, il y a deux mois, par l'hôpital.

Deux mois déjà. Deux mois que l'hôpital de Guingamp a repris la désormais ex-Polyclinique d'Armor et d'Argoat. Le tribunal de commerce de Guingamp avait officialisé la fusion le 9décembre très exactement. Le centre hospitalier a tout repris: les locaux et 110 des 120salariés de la défunte clinique. Une dizaine de salariés de cette dernière ont donc quitté le navire, dans le cadre de départs volontaires ou de CDD non reconduits. Désormais, le Pôle de santé pèse plusde 900 emplois.

Intégration des «privés» dans le public

Et comment se porte-t-il depuis la fusion? Bien et même très bien, ont répondu en choeur la direction, la ville de Guingamp et les praticiens, jeudi soir, lors d'un point presse organisé par leurs soins dans les locaux de l'ex-clinique. «L'accueil de l'hôpital pour les employés de l'ancienne clinique a été excellent. Tous affirment évoluer dans de bonnes conditions», se réjouit le Dr Pierrick Le Bihan. Gastro-entérologue, ce dernier exerçait autrefois au sein de la clinique. L'intégration des «privés» dans le public se déroulerait donc à merveille. «Nous avons fait rentrer dans les grilles du public, l'ensemble des salariés de la polyclinique», précise Arnaud Guyader, directeur du centre hospitalier.

Une offre de soins préservée

Mais le rendez-vous avec la presse de jeudi soir avait aussi un but bien précis: tordre le cou à la rumeur évoquant une fuite de praticiens libéraux de l'ex-polyclinique, depuis la fusion. «Contrairement à ce que l'on peut entendre en ville parfois, tous les médecins sont restés, affirme le DrLeBihan. La population retrouve exactement les mêmes praticiens, avec les mêmes équipes, dans les mêmes locaux et avec les mêmes secrétariats. Tout le monde est resté!» Une mise au point qui a le mérite d'être claire. Aucun praticien n'a donc cédé aux chants des sirènes. Pourtant, «nous avons été sollicités par d'autres établissements, à Saint-Brieuc et à Lannion notamment», souligne le Dr Dominique Jonet, chirurgien viscéral. Pour résumer: l'offre de soins a été préservée. Voilà le message envoyé aux usagers, aujourd'hui, par le Pôle de santé du pays de Guingamp. «La population a accès aux mêmes personnels qu'auparavant, aux mêmes spécialités. Il n'y a donc pas de raisons pour qu'elle ne continue pas à venir ici», assure le DrGérardCadoret, président de la Commission médicale d'établissement (CME).

Chirurgie et maternité: confiance en l'avenir

Deux mois après le rachat de la polyclinique, le Pôle de santé veut afficher aux yeux de tous sa sérénité. Notamment sa confiance en l'avenir de sa chirurgie et de sa maternité. «Sans cette fusion, on aurait pu se poser des questions pour l'avenir. Mais cette fusion, elle clôt le débat», avance le Dr Le Bihan. «Nous n'avons aucune raison de craindre un affaiblissement de notre chirurgie», embraye Arnaud Guyader. Gare, toutefois, à l'excès de confiance... «Rassurez-vous, on ne va pas s'endormir sur du «Tout va bien»», assure AnnieLeHouérou, maire de Guingamp et présidente du conseil d'administration du Pôle de santé. «À nous de rester attractifs aux yeux des médecins et infirmières», est bien conscient le Dr Pierrick Le Bihan.

  • Arnaud Le Hir

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