12 décembre 2008
Et si vous deveniez producteur ? Le ticket d'accès est fixé à dix euros pour financer « Entre nous deux », le prochain long-métrage du Costarmoricain Nicolas Guillou. Un accès privilégié au monde du cinéma tout en soutenant la création bretonne.Comédien, scénariste, auteur, formateur, producteur (Vent d'Ouest dont le siège est basé à Gommenech) et réalisateur... Nicolas Guillou vit pleinement sa passion cinéma. Par nécessité économique, sans doute, mais aussi par conviction. Avec l'envie de montrer que, derrière le glamour et les paillettes, le Septième art est, avant tout, une affaire d'hommes.Et que s'il exige des professionnels de haut niveau, du savoir-faire et de l'argent, ce n'est pas, ou plus, un monde inaccessible au commun des mortels. En témoigne ce mode de financement original par souscription.
« Tanguy » à l'envers
À partir de 10 - sans limite -, tout individu, entreprise ou personne morale peut devenir coproducteur de cinéma. « Tout est parti de la sélection de notre projet par un coproducteur, Pijo Productions, de Paris, qui fonctionne par souscription pour financer les films », explique Nicolas Guillou. « Et il se trouve que cela convenait très bien au type de film que nous voulions faire ».De fait, après « Terre de Sang » - avec Dominique Paturel et Ginette Garcin -, Nicolas Guillou avait commencé à travailler sur un film policier. Mais un polar, c'est lourd et long à monter, « d'autant plus que nous avons trouvé des coproducteurs canadiens et américains. Du coup, le film se tournera sans doute aux États-Unis ».Parallèlement, le réalisateur a donc décidé de tourner une comédie dont il interprétera l'un des rôles clés avec Alexandra Robert. L'histoire d'un couple qui a du mal à avoir des enfants et qui cherche à se libérer de l'oppressante bienveillance des parents. Une sorte de « Tanguy » à l'envers.
Portes ouvertes pour les écoliers
Un thème plus léger, aussi, financièrement. « Une comédie coûte moins cher qu'un polar. De plus, aujourd'hui, le matériel permet de réduire notablement les coûts de tournage. Nous nous sommes ainsi équipés de caméras digitales et d'une unité de postproduction très performante ». La petite bande de comédiens de Lanloup (Monique Le Négaret, Yvan Mahé et Julien Bertheux), remarquable dans « Terre de Sang », sera à nouveau de l'aventure.Ils seront rejoints par Adeline Zarundiawsky, qui joue dans « Bambou », le prochain film de Didier Bourdon. Comédiens qu'il sera possible d'approcher et de rencontrer lors du tournage. « On pense aussi organiser des journées ouvertes aux écoliers. Histoire de montrer que le cinéma, ce n'est pas que l'image mais aussi et surtout, des métiers et de l'emploi pour une région ».
Figurants recherchés
Et un outil de promotion. À ce propos, comme on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même, Nicolas a reçu de l'argent de « Pijo Prod » pour tourner un court-métrage de promotion : « Il s'agit d'un jury d'un grand festival qui décerne le premier prix à un film financé... par souscription ». Quelque 250 figurants (bénévoles) sont recherchés pour l'occasion (*). Tournage : dimanche, au petit Théâtre de Saint-Brieuc. Une autre opportunité de faire ses débuts dans le cinéma... comme acteur, cette fois.* Contact : Alexandra, au 06.77.82.57.03.
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