29 novembre 2008
Deux jours après les spectaculaires attaques à Bombay, accompagnées de prises d'otages, la bataille faisait rage hier encore entre les forces spéciales indiennes et les terroristes.Les forces indiennes continuaient hier à traquer les islamistes armés retranchés à Bombay, deux jours après les attaques, qui ont fait plus de 155 morts dans la ville, dont au moins 17 étrangers.Les commandos des forces spéciales luttaient toujours pour reprendre le contrôle de la situation, encore très confuse bien que la police ait annoncé la fin des opérations dans l'Oberoi/Trident, l'un des deux hôtels de luxe attaqué mercredi avec un autre palace, le prestigieux Taj Mahal.On ignorait en fin de journée combien d'assaillants restaient en liberté et combien d'otages étaient encore retenus, après la libération de dizaines d'entre eux, notamment des étrangers.
Cinq Israéliens tués
Selon un diplomate israélien, cinq otages israéliens ont été tués au Centre juif, autre cible des attaques contre lequel les forces spéciales ont donné l'assaut hier à l'aube.Des échanges de tirs nourris étaient encore entendus aux abords du Taj Mahal, où l'armée a lancé un assaut à la grenade pour déloger un ou plusieurs islamistes. La police a annoncé que des explosifs susceptibles de provoquer des « dégâts majeurs » avaient été découverts dans cet hôtel.
Des explosifs stockésavant l'attaque
L es extrémistes avaient en effet stocké des armes dans l es hôtels avant les attaques proprement dites. L e service indien de renseignement intérieur a arrêté un extrémiste du nom d ' Abu Islami qui avait pris une chambre à l ' hôtel Oberoi/Trident quatre jours avant que les autres membres du groupe ne débarquent à Bombay par la mer. « Il a utilisé la chambre pour stocker des explosifs dont 40 grenades et des armes, pour une opération de longue durée » , a indiqué un policier. « Nous l ' interrogeons pour qu ' il dise qui a fourni les armes, les explosifs, les grenades de fabrication chinoise. »
DCNS
le groupe d'armement naval DCNS a indiqué hier que près de la moitié de ses 27 salariés présents à Bombay allaient être prochainement rapatriés étant donné les événements.
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