22 novembre 2008
Pas retenue dans le plan Campus, la Bretagne vient de bénéficier d'un gros lot de consolation : 30 millions d'euros pour son projet d'université numérique.L'Université européenne de Bretagne (UEB), qui regroupe les quatre universités bretonnes plus quelques grandes écoles, n'aura pas tout perdu. Très déçue de ne pas avoir fait partie des dix universités qui bénéficieront de la manne du plan Campus, le projet de l'UEB sera quand même finalement assez largement soutenu par les pouvoirs publics.Ce projet d'université numérique, qualifié de « prometteur », vient d'être validé par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, avec, à la clé, la coquette somme de 30 millions d'euros. C'est moins que les 80 millions promis par le plan Campus, mais c'est quand même mieux que rien. D'autant que cette somme devrait pouvoir être portée à 60 millions grâce à un apport des collectivités locales et d'industriels, dans le cadre d'un partenariat public-privé.
Prototype exportable
Outre la Région, sont associés au comité de pilotage Rennes Métropole, Brest Métropole Océane et Cap L'Orient. « Elles envisagent de financer le projet », assure Bertrand Fortin, le président de l'UEB. Reste à savoir précisément sous quelle forme.La Bretagne pourra donc lancer, malgré tout, son grand projet d'université numérique. « Notre objectif, explique le président de l'UEB, est de construire un prototype qui aura vocation à être exportable. On veut être une vitrine de ce qui se fera dans les universités dans quatre ou cinq ans ».
Réseau à très haut débit
Concrètement, le projet consistera à relier en très haut débit l'ensemble des sites du pôle de recherche et d'enseignement supérieur, qui s'étend de Rennes à Brest en passant par Vannes, Lorient et Lannion. Ce réseau permettra d'assurer des cours à distance, des réunions de travail virtuelles et des conférences de recherche sur internet. Chacun des sites, dans des bâtiments neufs ou rénovés, sera équipé d'un équipement de pointe : salle de téléprésence, plate-forme technologique...« Si le ministère nous fait confiance, c'est que l'on a déjà une expérience dans ce domaine », observe Bertrand Fortin. Ses promoteurs pourront en plus s'appuyer sur le pôle de compétitivité Images et Réseaux. Les premiers pas de cette université pas comme les autres sont prévus pour la fin 2011.
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