22 novembre 2008
Les militants socialistes morbihannais ont réélu Gwendal Rouillard comme premier secrétaire fédéral. Il entame son troisième mandat avec la volonté de faire de sa fédération une des bases « de la construction d'un grand parti social-démocrate français ».Avec 72, 94 % des suffrages, les 859 votants morbihannais ont reconduit dans ses fonctions leur premier secrétaire fédéral, Gwendal Rouillard. Nicolas Debéthune, militant de la section de Belz et soutien de Benoît Hamon, qui se présentait face à lui, remporte 27,06 % des voix. Il obtient la majorité dans plusieurs sections comme à Auray (58,62 %), Inzinzac-Lochrist (54,55 %), Ploemeur (71,79 %), Pont-Scorff (100 %), Quéven (60 %) et Saint-Avé (52,17 %). « Ce sont des sections, observe Gwendal Rouillard, qui avaient déjà voté NPS (Nouveau parti socialiste) fondé par Vincent Peillon, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon après le congrès de Dijon, en 2003 ». Les 27 % réalisés par Nicolas Debéthune sont dans la lignée des 32,95 % faits par Emmanuelle Benard, qui représentait le NPS face à Gwendal Rouillard cette année-là. « C'est une part de nos militants qui nous passe un message sur ses attentes sociales et sur la rénovation du parti au niveau national. Nous devons l'entendre ».
« Reprendre le flambeauà Paris... »
Fort de ses 73 %, le premier secrétaire fédéral juge ce vote comme « un vote de confiance qui nous incite à nous bouger. Nous devons être utiles aux Morbihannais et, en ces temps de crise, être plus que jamais vigilants et à l'écoute des salariés et des entreprises ».Mais ce proche collaborateur de Jean-Yves Le Drian au conseil régional, pense aussi aux combats politiques qui se profilent.« Il faut désormais préparer les Régionales de 2010, avec comme nouvelle donne la situation économique et sociale que nous vivons aujourd'hui ».Une échéance qui, selon lui, devrait remotiver les élus socialistes morbihannais affligés, pour beaucoup, par le spectacle offert au congrès de Reims par leurs dirigeants. « Justement, vu l'état de délitement du parti, c'est aux gens impliqués localement de reprendre le flambeau à Paris afin de changer les méthodes ». Il l'avait déjà dit avant l'élection, il le répète. Gwendal Rouillard a bien l'intention de jouer « un rôle » dans la nouvelle génération appelée à prendre des fonctions au sein d'un futur « grand parti social-démocrate français ». Un investissement qui sera facilité si c'est Ségolène Royal, qu'il a appelé à soutenir (elle a obtenu 52,68 % des voix jeudi dans le Morbihan), qui a pris la tête du parti, hier soir.
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