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Morbihan

Viol et tortures. Deux mères et un mineur écroués

21 novembre 2008

Deux femmes, le fils mineur de l'une d'elle et un jeune majeur ont été mis en examen pour viol en réunion hier. Les faits se seraient déroulés en février dernier dans une commune de l'agglomération briochine. Un viol, des violences assimilées à des actes de torture et de barbarie ; le tout perpétré par trois femmes et deux jeunes garçons, parfois devant des yeux d'enfants : pour ceux (enquêteurs, magistrats, avocats) qui y ont été confrontés, l'affaire transpire la « perversité », le « sordide », la « crasse ».

Deux mères de 36 et 33 ans

Mercredi dernier, au petit matin, les gendarmes de la communauté de brigade de Plérin-Chatelaudren ont procédé à quatre interpellations : deux femmes de 36 et 33 ans, le fils de la première, âgé de 17 ans, et un jeune majeur. Hier, les deux mères de famille et le mineur ont été incarcérés ; le quatrième, placé sous contrôle judiciaire.Selon l'enquête des gendarmes, qui a duré plusieurs mois, tous ont vécu, jusqu'en juin dernier, dans un cercle très restreint, dans une commune située à quelques kilomètres de Saint-Brieuc.D'après Alain Le Coz, substitut du procureur de la République de Saint-Brieuc, c'est au sein de cet univers de « familles recomposées » qu'un homme a été violé et passé à tabac, de manière « extrêmement sévère », en février 2008. Outre la victime, ils auraient été cinq présents ce jour-là : les quatre personnes interpellées mardi, ainsi que la petite amie du mineur.

Une jeune femme auteurprésumée et victime

Cette dernière, qui sera poursuivie pour le viol, serait également victime. En effet, son petit ami et les deux mères de famille lui auraient fait subir des actes de torture et de barbarie, de janvier à juin 2008. Selon le magistrat du parquet, d'autres personnes, notamment de jeunes enfants, auraient assisté à ces scènes de cruauté, passibles de la cour d'assises.Entendus, hier après-midi, par le juge d'instruction, les deux femmes et les deux garçons n'ont reconnu qu'une partie des faits qui leur sont reprochés. Reste que, même si elle se défend d'être « la bête noire du réseau (sic) », la femme de 36 ans a été désignée comme l'instigatrice des faits par ses coaccusés.Quant aux victimes, elles ont toutes deux été admises dans un établissement psychiatrique.

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