20 novembre 2008
« Deux fois trop gourmand ! » C'est en substance le message de la direction de l'hôpital de Guingamp qui, hier, à l'heure de boucler son plan de reprise de la polyclinique d'Armor et d'Argoat, placée en liquidation judiciaire, s'est émue du prix réclamé par Prévadiès pour la cession de ses bâtiments (*).
4,3 M demandés
« Aujourd'hui, la fixation du prix de l'immobilier est un élément critique du plan de reprise. Le prix retenu par Prévadiès nous paraît anormalement élevé et déconnecté du prix du marché (4,3 M) » ont réagi, hier soir, dans un communiqué, les représentants des usagers au conseil d'administration du centre hospitalier.Pour eux, un impératif : « Que Prévadiès fasse un effort pour baisser le prix de vente ». Car « le rachat de l'immeuble ne doit pas obérer les projets d'amélioration de la qualité de la prise en charge des patients dans des services modernisés et adaptés aux besoins de la population (...) ». Une revendication étayée par Arnaud Guyader, directeur de l'hôpital, qui note que pour des opérations de rachats similaires en Bretagne, les tarifs pratiqués avoisineraient davantage « les 2 M ». En outre, réagit le cadre, régler rubis sur l'ongle plus de 4 M à Prévadiès reviendrait à débourser pour l'hôpital « environ 6 M, une fois les intérêts d'emprunts soldés ». Un scénario que le directeur n'ose envisager.
Négociations vendredi
Ce petit coup de pression avant la réunion de négociations prévue vendredi suffira-t-il à mettre les parties d'accord ? Une chose est sûre, le deal devra être trouvé d'ici le 25 novembre, jour d'audience au tribunal de commerce. En jeu, entre autres, le maintien d'une centaine d'emplois en équivalent temps plein sur les 130 que compte la polyclinique. En attendant le délibéré attendu début décembre, Arnaud Guyader se félicite déjà d'avoir recueilli l'accord de principe de la quasi-totalité des 29 praticiens de la polyclinique : « Ils sont prêts à continuer à travailler avec nous ».* Les murs de la clinique appartiennent à la mutuelle interprofessionnelle, tandis que le fonds est propriété de la Mutualité du Finistère-Morbihan.
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