14 novembre 2008
Les salariés de Jabil ont finalement voté la fin du conflit hier. Le site du fournisseur en électronique va toutefois perdre entre 70 et 100 emplois. Il aura fallu trois nouvelles réunions avec le directeur, Michel Petit, et un vote des salariés à bulletins secrets, hier, pour parvenir à un accord de fin de conflit. Les 301 employés de Jabil-Brest reprendront, ce matin, le chemin de leur usine... pour y travailler.Car une majorité d'entre eux l'occupaient depuis une semaine : ils s'opposaient à la cession du site, évoquée pour la première fois à l'occasion d'une réunion extraordinaire du comité d'entreprise, le mardi 21 octobre dernier. Ils avaient même retenu, une journée durant, l'un des responsables européens du groupe, Renzo Polesel.
De 70 à 100 emplois supprimés
Le document écrit comprend la mise en oeuvre d'un Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), qui n'entrera pas en vigueur avant le début de l'année prochaine : de 70 à 100 emplois seront ainsi supprimés. « Le fait d'avoir des licenciements n'a rien de réjouissant », soupire Hervé Hall, délégué syndical CGT.
Des contreparties
Avec les autres représentants du personnel, il a néanmoins obtenu certaines garanties en contrepartie : le maintien de l'activité à Brest sur les deux ans à venir et, durant cette même période, l'absence de tentative de vente de la part de la direction. Quant aux salariés qui resteront sur le carreau, ils « bénéficieront », en plus d'indemnités de départ, d'une aide à la reconversion professionnelle.L'usine faisait travailler 682 personnes avant son rachat, en 2002, par l'Américain Jabil (12,3 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2007). Depuis, ses effectifs ont fondu, après trois grosses vagues de licenciements.
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