23 octobre 2008
Véhicule renifleur, mise en place de bornes au voisinage des principales artères de gaz naturel... GrDF, le distributeur dans les Côtes-d'Armor, fait de la sécurisation industrielle une priorité.On parle souvent de fuites de gaz occasionnées par des travaux de voirie, par exemple. Beaucoup moins de travaux de sécurisation du réseau. Pourtant, en France, un million d'euros est investi chaque jour par GrDF, Gaz réseau distribution France, dans la sécurité industrielle.Distributeur de gaz naturel, GrDF assure la gestion, la maintenance et l'exploitation de près de 1.500 km de réseau de distribution dans les Côtes-d'Armor, soit 74 communes, 55 % de la population du département desservies. Chaque année, toujours dans les Côtes-d'Armor, ce sont près de 1.000 nouveaux foyers qui sont raccordés. Et sur ces 1.500 km de réseau costarmoricain, 400 km sont contrôlés chaque année. Précisons que ce réseau est « assez jeune », avec une moyenne d'âge de quinze ans et demi.
Bornes de signalisationet véhicule renifleur
Hier, le véhicule renifleur circulait à moins de 40 km/h sur la RN12, entre les communes de Grâces, Guingamp et Ploumagoar. Ni pluie ni vent, un beau soleil, idéal pour détecter la moindre émanation de gaz. Le véhicule est équipé d'une rampe d'aspiration avec des pompes qui prélèvent de l'air tout au long du trajet. L'air passe ensuite dans le détecteur laser qui va déterminer s'il y a une présence de gaz ou non. À l'arrière du véhicule, le technicien a l'oeil sur le plan du réseau ainsi que sur l'ordinateur dont le logiciel trace le passage. Là où le véhicule ne peut pas passer, les contrôles de réseau sont effectués à pied, soit environ 11 km par an.
« La sécuritéça ne se voit pas »
Autre opération de sécurité menée sur le réseau costarmoricain cette semaine, la mise en place de 1.000 bornes jaunes, munies d'une plaque annonçant la présence d'une canalisation, au niveau des principales artères. Des actions de formation sont parallèlement menées auprès des collectivités locales et des entreprises de travaux publics. Ainsi, en 2008, les dommages aux ouvrages ont été réduits de 20 %. « La sécurité, ça ne se voit pas, pourtant on en fait des choses », constate Alain Goachet, un des responsables de la maintenance. Et il n'y a pas que le gaz qui a un coût, la sécurité aussi.
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