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Vendée Globe Bestaven dans le flou

18 septembre 2008

Yannick Bestaven a un bateau prêt pour le Vendée Globe mais plus de sponsor...<br/>Photo Philippe Eliès

Il y a un mois, Yannick Bestaven (34 ans) a perdu son sponsor. Mais le Rochelais ne baisse pas les bras. « L'objectif, c'est d'être au départ du Vendée Globe le 9 novembre prochain », affirme-t-il.Comment avez-vous appris le retrait de votre partenaire ?« En fait, j'ai su dès le mois de juin dernier que mon partenaire arrêtait. Ils l'ont officialisé début août. C'est un moment difficile à vivre mais je ne crache pas dans la soupe : je n'oublie pas que c'est le Groupe Cervin EnR qui a financé les deux-tiers de mon projet, qu'il m'a permis de remettre le bateau à niveau, d'effectuer quatre transats et de me qualifier pour le Vendée Globe. Hélas, en ce moment, cette société connaît quelques difficultés. Et, dans ce genre de situation, ce sont bien souvent les partenariats qu'on stoppe en premier... »Votre projet est-il complètement en sommeil depuis cette annonce ?« Non, on continue tout en se serrant les coudes. Il y a six personnes qui travaillent à temps plein depuis deux mois malgré cette période de tempête. Ils n'ont pas de salaire. Il manque 500.000 euros pour pouvoir partir. A Paris, j'ai noué des contacts : il y a quelqu'un qui est prêt à mettre la moitié de la somme mais, pour l'instant, rien n'est signé ».Quels sont vos atouts pour séduire un nouveau partenaire ?« Le bateau (ndlr : l'ancien « Aquitaine Innovations » d'Yves Parlier) est prêt et il va faire le tour du monde sans énergie fossile. Il ne consommera pas une seule goutte de carburant de la filière pétrochimique. Il n'utilisera que des énergies renouvelables, grâce à des panneaux solaires mais aussi à un hydrogénérateur qui produit de l'énergie à partir du flux de l'eau de mer sur laquelle progresse le bateau ».Si vous ne parvenez pas à trouver un autre sponsor, que comptez-vous faire ?« Si je ne trouve pas, je ne partirai pas : ce serait trop risqué et je n'ai pas de maison à hypothéquer. Donc, dans ce cas, je reste à terre. Mais j'y crois : mon défi est maintenant d'être sur la ligne de départ. Ce sera une première victoire ».Yannick Bestaven, vainqueur de la Mini-Transat 2001, fait partie du team « Energies autour du monde », société qui a pour vocation de développer les projets de bateaux de courses utilisant les énergies propres.

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