1 septembre 2008
Un but tout en finesse de Benzema a suffi aux solides Lyonnais pour remporter le 96 e derby contre Saint-Etienne. Ils rejoignent ainsi Marseille en tête du championnat alors que les Vertscommencent à douter.Disputé à guichets fermés, le 96 e derby entre Saint-Etienne et Lyon s'annonçait passionnant entre des Verts à la recherche de sérénité après un début de championnat assez pâle et des Lyonnais qui entendaient ne pas laisser Marseille seul en tête de la L1.Avec une dernière victoire remontant à 1994 (!), les Stéphanois espéraient bien profiter des importants remaniements dans la défense de leurs adversaires (Cris et Grosso étaient remplacés par Boumsong et Källström) pour s'imposer enfin à Geoffroy-Guichard.Pourtant, ils étaient loin d'enflammer la rencontre et ce sont les hommes de Puel qui s'installaient dans le camp vert, sans pour autant créer un réel danger pour Viviani, le gardien stéphanois, attentif sur les coups francs de Juninho ou les tentatives de Benzema et Ederson.Il fallait attendre le quart d'heure de jeu pour assister à la première belle occasion, Lloris étant obligé de s'y prendre à deux fois pour capter un tir de Gomis (15 e ).Sous la pluie, Saint-Etienne reprenait alors peu à peu la direction du jeu, mais l'efficacité n'était pas non plus au rendez-vous, Bodmer et Boumsong veillant au grain devant le virevoltant Gomis.C'est donc en toute logique que les deux équipes regagnaient les vestiaires sur un score vierge, après qu'une légère altercation ait opposé Benzema à Tavlaridis, averti peu avant.
La classe de Benzema
La seconde période débutait de façon identique. On s'ennuyait un peu. Viviani s'interposait sur une action Benzema-Govou (47 e ) ; Lloris était vigilant sur un ballon de Dernis à destination de Gomis (52 e ). Mais la léthargie gagnait aussi la défense stéphanoise et Sauget restait trop passif sur un ballon centré par Makoun. Benzema ne ratait pas l'offrande. Des 18 mètres, sans élan, il « enroulait » le ballon hors de portée de Viviani. Superbe (0-1, 56 e ).Obligé de prendre des risques, Roussey renforçait alors son attaque, Ilan et Payet remplaçant Sauget et Dernis. Mais rien n'y faisait : Lyon restait serein. Juninho cédait sa place à Pjanic, puis Benzema la sienne à Piquionne.Hué par le public stéphanois, l'ex-attaquant des « Verts » se montrait dangereux d'entrée, sa violente frappe étant sortie de la lucarne par Viviani (73 e ).Rien ne semblait troubler la sérénité lyonnaise et les Stéphanois, décevants, n'allaient pas pouvoir revenir au score. Geoffroy-Guichard, déçu, attendra encore avant de remporter le derby.
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