31 août 2008
Humiliés hier soir par les Manceaux, malgré l'ouverture du score signée N'Daw, les Nantais ne sortent pas de la crise. Sans entraîneur, et sans esprit d'équipe, les Canaris filent tout droit vers une saison chaotique.Très vite, on sentit que l'affaire était mal partie. La chaleur étouffante, peut-être. Ou la grève totale des supporters nantais en réponse à l'éviction de Michel Der Zakarian. Sans crier au scandale, les Nantais ont concédé hier une troisième défaite en quatre journées et restent ainsi dans les profondeurs du classement, à huit points, par exemple, de leurs voisins manceaux qui se sont imposés pour la première fois de leur histoire en L1 à la Beaujoire.
Nantes a menédeux minutes...
Au moins, les Canaris n'ont pas manqué leur entame, comme lors des trois premières journées. Ils se montraient dangereux d'entrée sur une frappe contrée d'Ibrahim Tall, dont c'était les grands débuts sous le maillot nantais (6 e ). Face à des Manceaux bien organisés, mais bien timides aussi, les Nantais finissaient donc logiquement par prendre l'avantage. Un corner signé De Freitas était coupé au premier poteau par N'Daw, plus tranchant que Cerdan (21 e ). Pour la première fois, Nantes menait cette saison... mais pas pour longtemps ! Car on sentait aussi depuis le début du match le manque de vitesse criant du Danois Gravgaard face au géant norvégien Helstad. Le duel scandinave ne tarda pas à pencher du côté sarthois : bien servi par son compatriote Stromstad dans le dos de la défense nantaise, l'attaquant manceau devançait Heurtebis et égalisait aussitôt pour Le Mans (23 e ).
Keserü à côtéMaïga dedans
Un jeu à une touche qui illustrait les automatismes sarthois, alors que les Canaris restaient totalement muets jusqu'à la pause, hormis une occasion en or manquée par Keserü sur une bonne déviation de Klasnic (43 e ). Un raté lourd de conséquences puisque dans le temps additionnel, Maïga profitait d'un marquage bien trop laxiste pour ajuster Heurtebis du gauche à l'entrée de la surface (45 e , 1-2).Un double tournant synonyme de claque pour les Nantais, incapables de mettre du rythme dans la partie à la reprise. Coutadeur marquait la domination mancelle d'une frappe tout juste trop croisée (55 e ). Dans la foulée, un coup du sort faillit relancer les Canaris : une touche de Maréval, suivie d'un rebond, obligeait Pelé à se détendre sur sa ligne. Bekamenga remplaçait alors un Klasnic dépité. Et Le Mans poursuivait sa promenade de santé : Heurtebis évitait à Graavgaard de marquer contre son camp (63 e ), juste avant une reprise de Le Tallec sur le poteau nantais. Dans la foulée, Keserü l'imitait d'un coup-franc dévié par Pelé sur sa transversale.Coutadeur se chargeait de tuer les derniers espoirs nantais en convertissant un raid de Gervinho (84 e ), l'Ivoirien marquant son retour dans le temps additionnel (90 e + 4). Il n'y avait alors qu'une équipe sur le terrain...
© Copyright Le Télégramme 2009