20 août 2008
Le 1 e r août 2008, la Chine a ouvert sa première ligne ferroviaire à grande vitesse entre Pékin et Tianjin. Derrière ce vaste projet, un presque Breton, Alain Hocke (52 ans).
Le train stratégiquement indispensable
Le dépaysement est total pour Alain Hocke. « Ce projet s'intègre dans un plan gigantesque de développement du ferroviaire en Chine.Bientôt, des lignes nouvelles seront ouvertes entre Wuhan et Canton, entre Pékin et Shanghai, entre Canton et Hongkong. Le train est stratégiquement indispensable au pays, autant pour le transport des matières premières que pour celui des voyageurs ».
« Les Chinois visentà être autonomes »
Tout est disproportionné dans cet Empire de 9.634.057 km², composé de vingt-deux provinces. En Chine, près de soixante villes comptent plus d'1 million d'habitants. « L'idée, c'est de relier toutes celles qui font entre 7 et 10 M d'habitants, explique l'ingénieur spécialisé dans l'étude et la supervision générale des travaux de construction. À court terme, les Chinois n'auront presque plus besoin de transferts de compétence. Ils visent à être autonomes ». Et rien ne viendra freiner leur course folle vers l'indépendance technologique, puisqu'ils se fixent leurs propres normes de sécurité et de qualité, moins contraignantes qu'en Occident.« Dans le courant du mois de septembre, je devrais probablement m'orienter vers l'Inde ».Alain Hocke espère seulement pouvoir, d'ici-là, faire un petit crochet par Saint-Pol-de-Léon (29) et Brest.« Ma compagnie est maître d'oeuvre du tramway de Brest. Les travaux devraient commencer courant 2009 ».Le presque Breton les suivra avec attention. Entre deux pérégrinations.
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