13 août 2008
A l'origine de Princesse Tam Tam, il y a une femme : Loumia Hiridjee, 47 ans, qui a vendu son affaire il y a trois ans, mais reste toujours aux commandes.
Une affaire de femmes
Dans leur petite boutique de cadeaux du VI e arrondissement de Paris, ouverte au début des années 80, elles ont l'idée d'une marque de lingerie baptisée Princesse Tam Tam du nom d'un film avec Joséphine Baker.La tendance était aux dessous noirs ou chair, mémères ou trop sexy. Elles feront de la lingerie pimpante, fleurie, ludique, aux prix doux, puis des maillots de bain, des pyjamas, des accessoires dont le succès ne se dément pas.Si Shama s'est retirée il y a dix ans, Loumia continue de gérer l'affaire en duo avec son mari. Bardée de récompenses prestigieuses, désignée créatrice de lingerie de l'année 2006, elle aurait pu continuer tranquillement à mener son affaire après l'avoir vendue à un groupe japonais. Mais bien ancrée dans l'aide humanitaire, elle a décidé d'explorer de nouveaux continents.
La réussite au servicede l'entraide
L'Inde d'abord, où elle s'est installée avec son mari et leurs trois enfants. « Ma famille est du Gujarat. J'ai eu envie de retrouver mes racines, de les faire découvrir à mes enfants, de vivre différemment, en osmose avec le mode de vie du pays ».Venue pour un an seulement à Bombay, elle va rempiler une année encore, le temps de monter un site internet destiné aux Indiennes. « Le pays change à toute allure, et les femmes évoluent aussi, en grande partie grâce à internet qu'on trouve dans les endroits les plus reculés. Mon but : leur donner la parole, leur permettre, de s'informer, d'échanger, mais aussi de se relier entre elles et de faire du commerce ».En France, où elle revient une semaine par mois Loumia Hiridjee est aussi de l'aventure de Terra Femina : un site internet qui s'adresse aux femmes dans un esprit communautaire et solidaire. Là, aux côtés d'autres femmes d'affaires françaises, elle met sa réussite au service de l'entraide.
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