8 août 2008
La visite de Nicolas Sarkozy à Pékin pour les Jeux olympiques c ontinue de faire polémique, après l'annonce qu'il ne rencontrerait pas le dalaï lama en visite en France. Après le passage chaotique de la flamme olympique à Paris, les Jeux et l'attitude de la France face au régime chinois continuent de susciter de fortes tensions. D'autant que la visite du dalaï lama en France, du 11 au 23 août, reste la source d'une vive controverse.
L'Elysée a annoncé que Nicolas Sarkozy ne verrait pas le chef spirituel tibétain lors de son séjour. Une décision « négociée » entre Paris et le dalaï lama, selon des propos du président rapportés par l'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit, alors qu'une rencontre aurait fort déplu à Pékin. Le bureau du Tibet, à Paris, a ajouté que cette visite du dalaï lama n'était « pas le moment » pour une rencontre avec Nicolas Sarkozy .
Rencontreavant la fin de l'année
Julien Dray, porte-parole du PS, s'est étonné que Nicolas Sarkozy délègue symboliquement son épouse, Carla Bruni-Sarkozy, à une cérémonie religieuse présidée par le dalaï lama le 22 août.« Pendant les Jeux olympiques, on n'attise pas les conflits, au contraire on essaie de les apaiser », a plaidé, pour sa part, l'ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin. De son côté, un porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a affirmé qu'une rencontre entre Nicolas Sarkozy et le chef spirituel tibétain aurait quand même lieu « avant la fin de l'année ».
La questiondes droits de l'Homme
L'autre dossier épineux pour le président français reste celui des droits de l'Homme en Chine.Nicolas Sarkozy a transmis à Pékin « une liste de cas individuels de prisonniers et défenseurs des droits de l'Homme » que l'Union européenne souhaite voir évoquée, a annoncé, hier, le ministère des Affaires étrangères.Selon Daniel Cohn-Bendit, qui avait fourni cette liste de noms à l'Elysée, Nicolas Sarkozy se donne jusqu'au « sommet Union européenne-Chine en décembre pour faire avancer ce dossier ».
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