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Ligue 2. Nîmes - Stade Brestois, ce soir (20 h 30) Il fera chaud dans l'arène...

1 août 2008

Le Stade Brestois débutera le championnat de Ligue 2, ce soir, dans un stade des Costières en délire pour fêter le retour des Crocodiles en Ligue 2. Ahmed Kantari et les Brestois devront avoir les nerfs solides pour résister à la furia nîmoise. <br/>Photo Patrick Tellier

Le Stade Brestois débutera sa saison, ce soir, dans un stade des Costières chaud- bouillant, impatient de retrouver la Ligue 2, après six ans d'attente. Il fera chaud dans l'arêne...Un match ne se joue pas sur le papier, et celui-là encore moins que les autres. Dommage d'ailleurs pour Brest qui peut s'appuyer sur son parcours de la saison dernière et sur une équipe qui se connaît sur le bout des doigts. Au coup d'envoi, il n'y aura en effet que deux nouveaux joueurs dans le onze de départ : Lorenzi et Leroy, finalement apte après des problèmes au tendon cette semaine. Si le débat se joue à la ba-balle, Brest a toutes les raisons d'y croire. Mais ce ne sera sûrement pas le cas. Car le Stade Brestois va mettre les pieds dans une arêne infestée de Crocodiles. Avant de bien jouer, Brest devra d'abord montrer beaucoup de caractère, de courage, et garder les nerfs solides pour résister à la furia nîmoise.« Si on veut faire un meilleur championnat que l'an passé, on va devoir assumer certaines choses, comme montrer que l'on est capable de jouer devant un public hostile », dit Janin. Dans ce genre de match, déjà bouillant avant le coup d'envoi, la faculté de l'arbitre à maîtriser les débats a toujours son importance. Et ce ne sera pas facile ce soir pour Monsieur... Bien de faire la part des choses.

« L'environnementva faire beaucoup »

Ce sera un match spécial pour plusieurs raisons. Les retrouvailles avec beaucoup d'anciens Brestois, du manager-général Philippe Goursat, aux défenseurs Ludovic Jeannel et William Massot, en passant par l'attaquant Robert Malm, ne viendront que pimenter encore plus une rencontre qui ne manque déjà pas de saveur.C'est le premier match de la saison, et l'attente, pour les joueurs comme pour le public, est multipliée par dix. Elle sera même multipliée par 100 pour le club nîmois, trois fois finaliste malheureux de la Coupe de France (1958, 1961, 1996) et qui a compté dans ses rangs des joueurs comme Jean-Pierre Adams, Bernard Boissier, René Girard, et plus proche de nous, Eric Cantona ou Laurent Blanc. Il y aura, ce soir, autour de 15.000 personnes dans les tribunes d'un stade qui n'aurait même pas besoin de six ans de frustration passés en National pour mettre une pression terrible sur l'adversaire. « L'environnement va faire beaucoup. Je me méfie de ce que ce public est capable de faire à cette équipe qui voudra à tout prix bien débuter. Ça peut donner des ailes aux Nîmois », imagine Pascal Janin.

« Dans le respectdes règles, bien sûr »

Il ne croit pas si bien dire. Car, dans la mare aux Crocodiles, il n'y aura pas beaucoup de place pour se frayer un chemin entre les gueules grandes ouvertes des reptiles affamés. L'entraîneur Jean-Luc Vannuchi, qui a succédé à Laurent Fournier au coeur de l'hiver, ne va pas par quatre chemins : « Ça fait neuf ans que je suis au club et je suis très regardant sur l'état d'esprit. Brest a sûrement plus que de vécu que nous et n'a pas fini septième par hasard. Mais, à Nîmes, si on respecte tout le monde, on ne craint personne. Ce sont peut-être à cause de mes origines corses, prévient Vannuchi, mais, avec moi, c'est le combat d'abord, et le jeu après. Dans le respect des règles, bien sûr ». Inutile de préciser, on avait compris.Il fait toujours très chaud dans les arênes de Nîmes. Bienvenue aux Costières. On annonce même des orages en soirée...

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