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TGV Bretagne. L'État s'engage

30 juillet 2008

« C'est un projet emblématique du Grenelle de l'environnement », s'est réjoui, hier, Jean-Louis Borloo, venu à Rennes officialiser l'engagement de l'État.<br/>Photo Claude Prigent

Le ministre de l'Écologie et de l'Aménagement du territoire, Jean-Louis Borloo, a paraphé hier, en gare de Rennes, le montage financier de la future ligne à grande vitesse Bretagne qui mettra Brest et Quimper à 3 heures de la capitale, à partir de 2014. Hier soir, il aura fallu plus de deux heures à Jean-Louis Borloo pour regagner Paris, à bord de son TGV, au départ de Rennes. À partir de 2014, mais plus sûrement en 2015, le ministre de l'Écologie et de l'Aménagement du territoire, comme tous les autres voyageurs de la SNCF, gagnera 37 minutes sur ce trajet.Pour les Finistériens qui voudront rejoindre la capitale, le gain se montera à une heure : Brest et Quimper seront alors à 3 h 08 de la gare Montparnasse.Hier, en gare de Rennes, Jean-Louis Borloo a donc officiellement donné le coup d'envoi du chantier de la ligne à grande vitesse Bretagne-Pays-de-la-Loire en confirmant l'engagement de l'État, à hauteur d'un milliard d'euros, en faveur du projet.Le reste du budget de 3,4 milliards d'euros sera supporté par les collectivités, pour environ un tiers, et Réseau ferré de France (35 %).

L'effet Grenelle de l'environnement

« C'est génial quand on connaît la capacité, dans notre pays, à enterrer les grands projets. Dans ce dossier, le Grenelle de l'environnement n'a été qu'un accélérateur de bonnes idées », s'est réjoui le ministre.Sourire aux lèvres, Jean-Yves Le Drian, le président de la Région Bretagne, pouvait savourer l'instant. Il aura fallu, en effet, moins de cinq ans à la Région pour s'entendre sur la répartition des investissements avec les quatre départements bretons et obtenir le feu vert du gouvernement. « Ce 29 juillet sera un grand jour pour la Bretagne. (...) Car le projet Bretagne à grande vitesse, en raison du développement démographique des années à venir, est un dossier vital ».

Début des travauxen 2010

Le protocole financier signé, l'appel d'offres devrait être lancé en fin d'année pour un début de travaux en 2010.Au total, 182 km de rails qui vont être construits entre Conneré, près du Mans, et Rennes pour permettre au TGV de circuler à plus de 300 km/h. Le chantier est déjà sur de bons rails, puisque 90 % des acquisitions foncières ont été réalisées.Ces nouvelles voies permettront de faire circuler quotidiennement deux allers-retours supplémentaires Quimper-Paris. Même chose au départ de Brest, dont l'un sera direct.Parallèlement à cette ligne à grande vitesse, des travaux de modernisation des axes Brest-Rennes et Quimper-Rennes vont débuter dans les mois à venir (lire ci-dessous).

Le TGV doit « rester populaire »

Jean-Yves Le Drian en a profité également pour appeler la SNCF à « un renforcement de la qualité et de la quantité des TER en 2014, pour que tous les Bretons se sentent concernés par l'arrivée de la ligne à grande vitesse ».Quant au prix du billet, Guillaume Pépy, le président de la SNCF, n'a pas caché qu'il serait, sans doute, redéfini au moment de la mise en service. « Il faut que le TGV reste populaire », a-t-il toutefois promis.

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