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Morbihan

Contrôles à Damgan. Fausses baskets et bon poisson

30 juillet 2008

La Direction départementale des services vétérinaires a contrôlé un étal de poissons, hier, sur le marché de Damgan, dans le cadre d'une opération de contrôles coordonnée par le GIR.<br/>Photo Stéphanie Le Bail

Le Groupement d'intervention régional (GIR) et les douanes étaient, hier, sur le marché de Damgan. Contrôle de l'hygiène des étals, traque des contrefaçons et mise au jour de travail dissimulé.Le marché de Damgan commençait à peine hier matin, quand une vingtaine de gendarmes, les douanes de Vannes et des représentants de différents services administratifs, coordonnés au sein du Groupement d'intervention régional (GIR), dirigé par un commissaire de police, commencent à remonter les allées. Des contrôles qui, sur réquisition du parquet, ont lieu régulièrement l'été.

Forte suspicionsur des baskets étoilées

Au coeur du marché, les douanes repèrent un étal de baskets à la mode dont un certain nombre de détails permette de supposer qu'elles ont été contrefaites.Les douaniers font le bilan du stock, 550 paires, avant de faire remballer la marchandise suspecte. « Nous avons été alertés par le prix très bas. Par ailleurs, le vendeur propose des demi-pointures, ce que la marque ne fait que sur très peu de modèles. Ensuite, nous avons un doute sur l'origine de l'approvisionnement. Globalement, la qualité de la chaussure paraît mauvaise. Maintenant nous allons soumettre les modèles au propriétaire des droits qui a douze jours pour déterminer s'il s'agit ou pas de contrefaçons. Si c'est le cas, le stock sera confisqué et le vendeur poursuivi », explique le commissaire du GIR. Il précise qu'en fonction des saisons et des tendances de la mode, son service sait quels types de produits sont susceptibles d'être contrefaits. « En ce moment, nous savons que circulent des contrefaçons de baskets Converse mais aussi des sabots Crocs ».Le stand de chaussures se vide. Son responsable tente de s'expliquer en indiquant qu'il s'approvisionne dans des conditions régulières auprès d'une entreprise parisienne. En face, un vendeur appelle discrètement un de ses collègues pour le prévenir que « les bleus sont partout ! »Plus loin, le représentant de l'Urssaf pose les questions d'usage à un jeune vendeur de fruits et constate que ce dernier n'a visiblement pas de contrat de travail, ni la moindre fiche de paie, son patron est toutefois bien inscrit au registre du commerce.

Poisson bien au frais

De son côté, Christine Courtel, vétérinaire, arrive chez un poissonnier. Elle commence par vérifier la température des produits. « 2,3º pour la lotte : ça va », note la représentante de la Direction départementale des services vétérinaires relevant également la provenance indiquée sur l'étiquette. « J'ai la caisse », confirme le responsable du stand qui va aussitôt la chercher pour bien prouver qu'il ne fait pas de publicité mensongère. Chaque étiquette est vérifiée, les dates de consommation des conserves sont supervisées.« Et pour vous laver les mains, vous faites comment ? » Un point qui pèche un peu, le poissonnier devra remettre en état son lave-mains et préférer l'essuie-tout en papier au vieux chiffon coincé sous la balance.« Depuis le début de la matinée, je n'ai rien relevé de trop méchant, juste quelques problèmes de maintien de température, pourtant il ne fait pas chaud. Pour aujourd'hui, ce ne sera que des avertissements ».

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