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Solitaire du Figaro Nicolas Lunven veut confirmer

23 juillet 2008

14 e l'an passé et meilleur débutant, Nicolas Lunven se sait « attendu au coin de la bouée », cette année. <br/>Photo Yvan Zedda

Quatorzième au général et premier bizuth en 2007, Nicolas Lunven est de retour sur la Solitaire du Figaro à la barre de Foncia, laissé libre par Alain Gautier. À 25 ans, le Vannetais aborde ce second Figaro avec une certaine sérénité.Sous l'ardent soleil qui inonde le bassin de La Rochelle, Nicolas Lunven ne quitte pas beaucoup le pont de son Foncia. « J'aime bien être à bord, vérifier les derniers détails, m'imprégner du bateau. C'est celui d'Alain (Gautier). Il a fait second de la Solitaire en 2003. Il doit être rapide, encore faut-il le faire bien marcher », plaisante-t-il.À l'approche de son second Figaro, où il lui faudra confirmer, le Vannetais apparaît décontracté. « Je sais qu'on m'attend au coin de la bouée. Quatorzième l'an passé, la logique voudrait que je progresse. Mais rentrer dans le top ten n'est pas une mince affaire. On va s'y atteler sérieusement. Ce ne sera pas simple car le niveau de la flotte est extrêmement homogène. Il y a les anciens toujours performants, la génération des Rouxel, Pratt à maturité et des bizuths qui vont pousser », confie-t-il.

« J'ai progressé »

Nicolas Lunven, qui a craint de ne pas être sur la ligne cet été, ne boude pas son plaisir. Le forfait d'Alain Gautier, accaparé par sa mission au sein du Défi Alinghi, l'a remis en piste. Il aborde cette seconde participation avec beaucoup d'envie. Ces derniers mois, il a beaucoup navigué sur des supports différents. Après la transat Concarneau - Saint-Barth avec Jeanne Grégoire (5 e s ), il a aussi goûté aux plaisirs de la glisse en Open 7,50 m, disputé le record SNSM sur le 60 pieds de Jean Le Cam. Début juillet, il a prêté main-forte aux Marseillais de Dimitri Deruelle. « C'est ce que j'aime dans la voile, la possibilité de naviguer des supports différents. Il y a aussi la richesse des personnalités. Entre un Le Cam, marin pragmatique, et Dimitri Deruelle, issu de l'olympisme, il y a un monde mais à leur contact, on s'enrichit. Ces derniers mois, je pense avoir progressé notamment en météo, en navigation. Maintenant, je ne sais pas si j'arriverai forcément à concrétiser au niveau du résultat sur la Solitaire. J'essaie de ne pas me mettre trop de pression », explique-t-il calmement.

Le regard du Professeur

Sur les traces de son père, Bruno, qui avait remporté deux étapes de l'épreuve à l'époque de l'Aurore (en 1974 et 1977), Nicolas veut tracer son sillage dans la grande classique estivale. Ses « parrains », Michel Desjoyeaux et Alain Gautier, ne doutent pas de son talent et de sa capacité à réussir. « Comme on dit, c'est un petit gars qui en veut ! Il est perspicace sans être grande gueule. Il est bien dans ce qu'il fait et le fait sérieusement sans se prendre la tête. Il est serein, passionné. Si j'avais un conseil à lui donner ? Qu'il ne change rien », dit à son propos Michel Desjoyeaux, brillant vainqueur de la Solitaire l'an passé. Parallèlement, la prestation de ce jeune bizuth prometteur n'avait échappé à l'oeil avisé du « Professeur ». Petit clin d'oeil, ils naviguent aujourd'hui sous le même pavillon.

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