2 juillet 2008
À l'image d'un Cac 40 qui, hier, a chuté de 2,11 %, atteignant son plus bas niveau de l'année, les entreprises bretonnes n'échappent pas à la récession. En six mois, l'indice des quarantea perdu 21 %.Les entreprises bretonnes ne font pas exception à la règle : la tendance est à la dégringolade. Cependant, les chiffres semblent être déconnectés des résultats industriels. Ubisoft en est l'exemple. L'éditeur de jeux vidéo a pratiquement triplé ses bénéfices en 2007-2008 à 109,8 M. Mais l'action a perdu 19,78 % à 55,73 . L'entreprise confirme, de plus, le franchissement du milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2008-2009, contre 928 millions l'an passé. Dans le secteur des jeux virtuels, la chute est encore plus dure pour Guillemot, qui a perdu plus du tiers de sa valeur à 1,85 et pour Gameloft, dont l'action est passée de 6,15 en début d'année à 3,02 au 30 juin.
L'agroalimentairen'est pas épargné
Même chose pour Evialis, le spécialiste de la nutrition animale, présent à Saint-Nolff (56). Porté par la hausse des prix des matières premières, il a augmenté son chiffre d'affaires du premier trimestre de 32,2 % à 235,3 M. Pourtant son cours de bourse diminue de 10,28 % à 28,71 . L'action d'Olmix, le groupe de Bréhan (56), a été divisée par 2 à 13,48 . Au premier semestre, la société annonçait un chiffre d'affaires en croissance de 18,9 % à 27,9 M.Toujours dans l'agroalimentaire, le groupe LDC, présent à Saint-Nolff et Quintin (56), voit son action chuter de 26,7 % à 63,70 . Après une hausse de 25 % des bénéfices à 53,5 M en 2006-2007. Nouveau venu en bourse, la société Facilasol de Pleurtuit (35) se positionne sur un créneau à la mode : les énergies renouvelables avec la pose de panneaux photovoltaïques. Inscrite sur le marché libre depuis le 6 juin, son titre a baissé de 11,42 % à 5,04 .
Poncin chute de 75 %
Mais pour certains, le cours colle aux résultats industriels. Depuis le début de l'année, le titre de Poncin Yachts a perdu 75 % de sa valeur à 1,15 . L'entreprise, endettée à hauteur de 22 M a été placée début juin sous procédure de sauvegarde. Les dirigeants entendent se concentrer sur le haut de gamme pour retrouver le chemin de la rentabilité et n'excluent pas de se séparer de certaines filiales.Novatech Industries de Lannion (22) a vu son cours baisser de 17,57 % à 11,54 depuis le 4 décembre 2007, date de sa suspension (reprise le 21 janvier avec l'annonce du rachat de l'usine Solectron de Pont-de-Buis).
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