22 mai 2008
Décidément, une venue de Roberto Cabanas à Brest n'est jamais sans histoire. Chacun se souvient de la fameuse « affaire » qui précéda, en Colombie, l'arrivée de l'attaquant sous les couleurs du Brest-Armorique, à la fin des années 80. Il fut la coqueluche de la tribune Foucauld deux ans durant, une tribune qu'il a retrouvée en spectateur le 12 mai dernier.Roberto Cabanas était, en effet, revenu à la pointe de Bretagne à l'invitation du festival d'Armor de Plougonvelin, afin de soutenir l'équipe du Monaguillos de Santa-Fé Bogota. C'est l'organisation du tournoi qui avait pris en charge son transport par avion, le joueur devant, normalement, s'acquitter de ses frais d'hôtel.
Une note salée
Seulement voilà. Au moment de quitter l'hôtel Océania où il a résidé quatre jours avec son épouse et ses deux enfants, le bon Roberto a refusé tout de go de payer la facture qui, selon nos informations, se montait à environ 1.300 , prétextant qu'elle était à mettre au crédit (!) du Stade Brestois.La direction de l'hôtel n'a eu d'autre choix que de déposer une plainte au commissariat Colbert tout proche. Conséquence directe : Cabanas et sa famille ont été retenus un moment par la gendarmerie aérienne à l'aéroport de Brest-Bretagne.
Merci Coco
Après maintes tractations infructueuses, la solution est finalement venue de son ancien équipier et ami Coco Martins, parrain du festival d'Armor et directeur sportif du Stade Brestois. À l'origine de la réservation, il a finalement réglé la note « litigieuse ». L'histoire ne dit pas si le chèque est en son nom propre ou à celui de son club, mais l'illustre joueur a pu repartir libre peu après, l'hôtel ayant retiré sa plainte. Après cet incident qui, selon nos sources, aurait été précédé d'une affaire du même type avec une autre ancienne « vieille gloire » du stade Francis-Le Blé, les clubs de foot de la région risquent fort, à l'avenir, de traîner les pieds pour inviter les stars d'hier.
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